Yes, the Quebec ‘language police’ does serve a purpose: Konrad Yakabuski

Good balanced commentary:

In 2013, Quebec’s language-enforcement agency made a global fool of itself by attempting to crack down on a Montreal restaurant’s failure to translate the names of well-known Italian food items on its menu into French. Thus was born Pastagate, which was so embarrassing that it forced the normally hardline (on language) Parti Québécois government of the moment to rein in the Office québécois de la langue française. The head of the OQLF even lost her job.

Since then, the agency charged with promoting French and applying the dispositions of the province’s 40-year-old Charter of the French Language, otherwise known as Bill 101, has kept a low profile. The former PQ government freed it of the obligation of having to investigate every complaint it receives, allowing the agency to use its judgment and, hence, avoid future Pastagates to the best of its ability. This rankles some French purists who think the agency, often referred to derisively by anglophones as the Quebec language police, has been neutered.

The news this week that the OQLF will no longer “systematically” reject the use of widely accepted English terms – forcing businesses to use a French alternative proposed by the OQLF on signage, in advertisements or in the workplace – won’t make it any new friends among those who think that opening the door even a crack to les anglicismes is inviting trouble. Purists argue it is the OQLF’s job to counter the use of English terms in Quebec French, not countenance it.

Indeed, it was not that long ago that Quebec French was saturated with English terms simply because the local parlance contained no handy alternative. Francophone Quebeckers would trek to their local Canadian Tire to pick up des spark plug, des wiper or un block heater. Before the advent of official bilingualism federally and Bill 101 in Quebec, market forces were such that North American manufacturers and retailers had no incentive to come up with French names for their products.

The OQLF’s work to come up with French terms was once described by one former head of the agency as “an enterprise of decolonization.” That may be a bit overdramatic. But it did allow francophone Quebeckers, especially unilingual ones, to name their reality with words they actually understood.

It’s easy for anglophones to have a blasé attitude toward the introduction of the odd French word into English. They might feel differently if they were confronted with French terms everywhere they turned, if they had to use French expressions to describe everyday occurrences in their lives, because no English ones existed.

But in a world where English is the lingua franca, that’s not a problem anglophones generally face. English tends to get the naming rights to every new scientific discovery, invention or social trend. It’s not because English is a particularly inventive language. It’s just the globe’s dominant one. But who knows? With China’s rise, that may change.

The OQLF’s move to adopt new criteria for determining whether it is acceptable to use a so-called anglicism is simply an acknowledgment of the fact that certain French alternatives will never take hold. Grilled cheese is so ubiquitous, and so universally understood, that it is senseless to force restaurants to replace it with sandwich au fromage fondant on their menus. Besides, that’s precisely the kind of overkill that subjects the OQLF to ridicule.

It’s much better for the OQLF to focus its scarce resources on creating French neologisms for the hundreds of English technical terms that are introduced every year, particularly in the high-technology sector. That is the OQLF’s main 21st-century challenge.

Canada accounts for only 7.2 million of the world’s 220 million francophones – though that latter figure includes so-called partial French-speakers, largely in Africa. The point is that, just as British and Canadian English differ in many ways (what we call a truck they call a lorry), Quebec French differs from the French spoken on other continents. The OQLF has been a leader in modernizing the French language and the French themselves have taken note.

“To remain alive, a language must be able to express the modern world in all its diversity and complexity. Each year, thousands of new notions and realities appear that must be understood and named,” notes the mission statement of France’s Commission d’enrichissement de la langue française, which was created in 1996 and modelled after the OQLF. “The creation of French terms to name today’s realities is a necessity.”

Source: Yes, the Quebec ‘language police’ does serve a purpose – The Globe and Mail

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Racisme systémique: la CAQ demande l’annulation de la commission

Ongoing denial among the major opposition parties:

La pression s’accentue sur le gouvernement Couillard afin qu’il abandonne l’idée d’une consultation sur la discrimination systémique et le racisme. Après le Parti québécois (PQ), c’est au tour de la Coalition avenir Québec (CAQ) d’en demander l’annulation complète.

Lundi, la porte-parole caquiste en matière d’immigration, Nathalie Roy, a fait valoir que le gouvernement rate sa cible lorsqu’il parle de racisme «systémique». «On ne croit pas que ça existe», a-t-elle affirmé lors d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne.

Le racisme systémique, ou racisme institutionnel, est une forme de discrimination qui s’exprime par le traitement inégalitaire d’individus racisés par une société et ses institutions.

Mme Roy a dit ajouter sa voix à celles des nombreux «analystes, leaders d’opinion, éditorialistes et chroniqueurs» au Québec qui s’opposent à une vaste consultation sur le racisme.

Le PQ avait aussi demandé, le 6 avril dernier, l’annulation des procédures dans une pétition réclamant «l’abandon immédiat du projet de consultation sur le racisme et la discrimination systémique».

Il est illusoire, selon les partis, de penser que l’on puisse tenir une telle consultation en année préélectorale, lorsque traditionnellement les esprits s’échauffent.

«Vous savez très bien que ce sont des sujets extrêmement délicats et qu’il ne faut pas faire de politique sur le dos des communautés culturelles», a affirmé Mme Roy.

«Cette consultation-là repose sur une stratégie de M. (le premier ministre Philippe) Couillard qui va exacerber les divisions et les tensions à un an des élections.»

Par ailleurs, la députée de Montarville maintient que les libéraux ont failli à leur tâche d’accroître la représentativité des membres des communautés culturelles au sein de l’administration publique.

En 2008, Yolande James, l’ex-ministre libérale de l’Immigration, avait pourtant déposé un plan d’action, intitulé «Diversité: une valeur ajoutée», qui fixait un objectif d’embauche de 25 pour cent.

Elle promettait, entre autres, d’intensifier la diffusion ciblée des offres de recrutement, l’analyse des outils de sélection en vue de s’assurer qu’ils ne comportent pas de pratiques discriminatoires, et la promotion des possibilités d’emplois dans la fonction publique.

Or, selon les informations obtenues par Mme Roy lors de l’étude des crédits, le gouvernement serait encore bien loin de sa cible, aux alentours de huit pour cent.

Annonce de la Commission des droits de la personne mardi

La Commission des droits de la personne, qui dirige la consultation, ira tout de même de l’avant et lancera ses travaux mardi, a appris La Presse canadienne.

Elle accuse du retard; la liste des organismes à but non lucratif qui sont impliqués n’est toujours pas connue, alors qu’elle devait être publiée le 1er septembre dernier.

La commission est également aux prises avec des difficultés à l’interne. La nouvelle présidente, Tamara Thermitus, serait visée par des plaintes pour abus d’autorité et mauvaise gestion.

Le lancement des travaux se fera donc sans tambour ni trompette, soit par communiqué de presse, a confirmé l’agente d’information Meissoon Azzaria.

Le PQ et la CAQ en ont également contre la décision de la Commission des droits de la personne de tenir ses premières consultations locales, auprès de personnes racisées, à huis clos.

«Le huis clos, c’est la goutte qui fait déborder le vase, a soutenu Nathalie Roy. C’est cette même commission-là, à l’intérieur de laquelle la chicane est pognée, qui va faire une consultation avec, entre autres, des témoignages à huis clos. Ça ne tient pas la route, c’est parti tout croche.»

La ministre de l’Immigration, Kathleen Weil, a pour sa part affirmé que la consultation sera à la fois publique et privée, pour permettre aux gens de s’exprimer librement.

«Notre gouvernement est déterminé à éliminer les barrières à la pleine participation des Québécois de toutes origines», a-t-elle déclaré dans un courriel, lundi.

«Le racisme et la discrimination en font partie. Nous avons le devoir d’agir et de mobiliser toute la société pour contrer ces phénomènes. C’est pourquoi nous avons confié le mandat de cette consultation à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) qui procédera d’ailleurs sous peu à l’annonce des organismes retenus pour les consultations locales», a-t-elle ajouté.

Source: Racisme systémique: la CAQ demande l’annulation de la commission | Caroline Plante | Politique québécoise

Y a-t-il un bon génie pour ces immigrants? Foreign credential recognition for engineers

Progress in foreign credential recognition among Quebec engineers, but of course, challenges remain:

L’Ordre des ingénieurs du Québec s’apprête à faire adopter de nouvelles règles pour faciliter l’intégration des immigrants. Mais ces changements auront-ils vraiment un impact?

Dans son pays d’origine, Maya Khoury concevait des bâtiments, « du sous-sol jusqu’à la clé dans la porte » ! Ici, cette ingénieure civile d’origine syrienne cherche plutôt des clés pour ouvrir la porte du marché du travail. « Ce n’est pas facile. Je ne m’attends pas à être ingénieure et c’est correct, je l’ai été pendant 20 ans. Mais j’aimerais au moins travailler dans mon domaine, celui de la construction », raconte la dame, en marge d’ateliers d’aide à l’emploi organisés spécifiquement pour les ingénieurs et architectes par le Centre social d’aide aux immigrants (CSAI).

Arrivée au Québec avec toute sa famille il y a un an et demi, Maya Khoury a une bonne humeur contagieuse, quelques expériences de travail au Québec — réceptionniste à l’UQAM et caissière dans un Jean-Coutu — et parle un français excellent appris dans la petite enfance chez les soeurs Saint-Joseph à Alep. Mais la vérité est que les chances qu’elle puisse exercer comme ingénieure sont minces.

En effet, de moins en moins de permis sont octroyés à des professionnels formés à l’étranger. Selon les plus récentes données, en 2013-2014, 34 % des permis junior à l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) — permettant une pratique sous supervision avant d’avoir le vrai permis — leur étaient octroyés, contre 18 % en 2016-2017. Cependant, le pourcentage d’immigrants déposant une demande de permis junior est quant à lui demeuré stable, entre 20 % et 25 % au cours des quatre dernières années. Ils sont surtout originaires de la France ou du Maghreb, étant donné l’existence de nombreux accords interuniversitaires. « L’accès à la profession, ce n’est pas évident. On ne peut pas dire qu’on ne faisait rien, mais disons qu’il y avait place à l’amélioration », reconnaît Kathy Baig, présidente de l’OIQ. Mais tout va changer, promet-elle.

« Ça fait depuis 2013 que je m’implique à l’Ordre et que j’entends ces histoires de protectionnisme et de corporatisme. C’est un défi qui revient et, à un moment donné, on a décidé d’en faire une priorité », lance Kathy Baig. Elle admet que les longs délais pouvaient en rebuter plusieurs. Idem pour les coûts (entre 600 $ et 1200 $ pour une demande d’admission et 330 $ par examen prescrit), qui sont toutefois réduits de moitié pour les demandeurs d’asile. « On va changer complètement d’approche. »

Nouvelles règles à l’OIQ

Jeudi, le comité exécutif de l’OIQ a en effet entériné une série de nouvelles règles visant à mieux intégrer les immigrants à travers deux objectifs : augmenter le taux d’obtention du permis et réduire les délais. Dès mai 2018, chaque cas soumis sera étudié de manière personnalisée, scrutant le détail du parcours à l’étranger du candidat. L’objectif est de reconnaître son expérience de travail et d’en tenir compte afin de lui épargner certains examens et formations. « Avant, c’était beaucoup plus compartimenté. On se concentrait plus sur les diplômes, les études supérieures. On classait les gens dans des catégories et ça nous indiquait les formations et examens qu’ils devaient faire. Mais là, on va faire une entrevue personnalisée et, si on voit que [la personne] a la compétence requise, on va lui épargner certains examens », explique Mme Baig.

Aucun quota pour les candidats étrangers ne sera instauré, mais l’idée demeure de réduire le fardeau pour qu’ils puissent obtenir plus facilement un permis de pratique. « On sait que, pour des [immigrants] qui ont 9, 10, 11 examens à faire, c’est long, et ils abandonnent en cours de route, dit-elle. Quand on est retiré de notre domaine de pratique pendant plusieurs mois, voire des années, c’est difficile d’y retourner. »

Mme Baig dit être consciente que ce ne sont pas tous les immigrants ingénieurs qui tenteront d’obtenir leur permis de pratique. « Il y a beaucoup de gens qui se présentent aux séances d’information, mais très peu entament le processus, constate-t-elle. J’ai cru comprendre que, quand ils arrivent ici, ils ont plusieurs autres préoccupations à court terme que d’avoir leur permis. » Et pendant ce temps, le temps file…

Le deuil de la profession

Pour Lida Aghasi, directrice générale du Centre social d’aide aux immigrants, faciliter l’adhésion à l’OIQ est une première étape, mais cela ne garantit en rien l’obtention d’un emploi. « Accélérer l’accès à l’Ordre est une très bonne chose. Mais, selon moi, cela rend perplexes et démotive ceux qui obtiennent le membership et demeurent toujours sans emploi. Les employeurs ont aussi d’autres critères d’embauche [que le permis] », dit-elle, en insistant sur l’importance de les sensibiliser.

La présidente de l’OIQ abonde dans son sens. Le permis junior permet de pratiquer, mais encore faut-il que la personne se trouve un emploi dans une entreprise acceptant de la superviser. « On a un autre projet et on a demandé des subventions pour voir ce qu’il est possible de faire avec les employeurs, qui pourraient afficher leurs besoins et dire qu’ils cherchent des professionnels formés à l’étranger », dit-elle.

Pour Maya Khoury, l’obstacle à un emploi dans son domaine va bien au-delà du permis de l’OIQ, qu’elle se demande si elle tentera un jour d’obtenir. « Je suis rendue à l’équivalence du diplôme et on me demande des relevés de notes de mon université. Mais je viens d’Alep… » dit-elle, pour montrer la difficulté de récupérer ces documents à l’heure actuelle. « C’est très compliqué. Et on va encore me demander d’étudier plus », souligne cette mère de famille à l’aube de la cinquantaine, qui avoue avoir commencé à faire le deuil de sa profession durant son séjour au Liban, avant d’immigrer au Canada.

Même si elle obtenait un jour le permis de l’OIQ, Maya Khoury — qui écrit d’ailleurs « Marie-Claire Khoury » sur son CV — fait remarquer qu’il lui manque deux éléments cruciaux pour pouvoir exercer son métier d’ingénieur : la maîtrise de l’anglais et des contacts dans une entreprise. « Tous mes amis qui ont trouvé un travail, c’est parce qu’ils connaissaient des gens. »

Malgré tout, constatant que les ingénieurs et architectes représentent la majorité de sa clientèle et qu’ils sont « confrontés à un pourcentage élevé de difficulté à trouver un emploi connexe », la CSAI a décidé d’offrir des ateliers sur l’emploi, dont celui qui se termine samedi, avec une formation de l’OIQ sur le processus d’adhésion. « Ces réfugiés ont besoin d’être accompagnés. Ce n’est pas parce qu’ils sont diplômés qu’ils sont autonomes à 100 %, dit Lida Aghasi. On veut leur donner espoir, leur dire qu’il faut qu’ils restent actifs et que nous ne les avons pas oubliés. »

Du réconfort, c’est surtout ce que Maya Khoury est venue chercher. « J’aimerais beaucoup travailler en construction, estimer des matériaux, c’est ce que je faisais. Sinon, avec mes connaissances, je pourrais toujours travailler dans l’aide aux immigrants ! » lance-t-elle en riant.

Source: Y a-t-il un bon génie pour ces immigrants? | Le Devoir

Québec condamne la milice d’extrême droite III%

Small numbers but worrisome tendency:

Le gouvernement du Québec condamne vigoureusement l’apparition de la milice armée d’extrême droite III%. «C’est vraiment une image du Québec qui ne reflète pas le Québec», croit Kathleen Weil, ministre de l’Immigration, de la diversité et de l’inclusion.

La ministre Weil s’est inquiétée lundi de la création de cette milice, dont l’existence a été révélée par Radio-Canada. «C’est très préoccupant, vraiment très préoccupant. On dirait que tous les jours on entend la création d’un autre organisme», a soutenu la ministre en marge d’une annonce à Québec sur le traitement accéléré des dossiers des travailleurs étrangers.

Sur Facebook, le groupe III% Québec se définit comme un rassemblement de «patriotes», mais se dit toutefois «non-violent».

Selon Radio-Canada, le premier groupe III% a été créé aux États-Unis il y a une dizaine d’années. Des chapitres québécois de ce groupe anti-immigration auraient commencé à apparaître il y a environ un an. Depuis peu, les membres en règle du Québec doivent détenir un permis d’armes à feu. Sur Facebook, ces membres publient des photos de leurs armes ou de leur entraînement de style militaire en forêt.

«On condamne vigoureusement la création de ces organismes et surtout le discours. On ne peut même pas parler de vision, il n’y a pas de vision-là» a commenté Mme Weil. La ministre assure que la Sûreté du Québec est au courant de l’existence du groupe et «fait un suivi» afin d’éviter «les risques».

Mme Weil déplore la prolifération des différents groupes qui rejettent l’immigration au Québec. «Il y a toujours des éléments un peu différents, mais le message commun, c’est un message d’exclusion et non d’inclusion.»

«Les sociétés gagnantes, c’est des sociétés qui cherchent justement ces talents venus d’ailleurs, parce qu’on pourra pas tout seuls combler nos besoins du marché du travail sans cette diversité. Donc, c’est un contre-message, c’est un message antiéconomique, antisocial, anti-Québec à quelque part, parce que ça vient freiner la croissance du Québec», déplore-t-elle.

À ses côtés lors de l’annonce, le ministre fédéral Jean-Yves Duclos n’a pas commenté directement l’apparition de ce groupe. «On doit être lucides, ouverts aux choses qu’on entend (…) Il y a des signes de haine et d’hostilité qui ont été manifestés au cours des dernières semaines», constate-t-il.

Par contre, M. Duclos demeure persuadé que ces groupes sont loin de refléter la population de la grande région de Québec. «J’ai beaucoup d’espoir qu’on va continuer à faire encore mieux que ce qu’on fait déjà très bien. C’est une région qui accueille, qui intègre qui valorise la diversité et l’inclusion.»

Source: Québec condamne la milice d’extrême droite III% | Patricia Cloutier | Politique

ICYMI: Gestes haineux envers les musulmans: les autochtones interpellés | Camille B. Vincent | Société

Good bridging and connections between new Canadians and First Nations:

La communauté musulmane se reconnaît en nous comme nous nous reconnaissons en elle.» Interpellés par la vague de haine dirigée actuellement envers la communauté musulmane de Québec, des dirigeants autochtones se sont levés vendredi pour lancer un appel à la tolérance et à l’ouverture.

«La ville de Québec traverse des périodes assez éprouvantes, et on sait tous que les racines de l’intolérance sont profondes», a laissé entendre le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, lors de la cérémonie d’ouverture du tout premier événement KWE!, qui se tiendra jusqu’à dimanche à la place de l’Assemblée-Nationale. «Et j’aimerais reconnaître le courage du maire de Québec, M. Labeaume, qui a décidé de confronter la haine. C’est le geste qu’il nous faut poser.»

Rappelons que la voiture de Mohamed Labidi, président du Centre culturel islamique de Québec, a été incendiée dans la nuit du 5 au 6 août. Si la police refuse de confirmer la nature haineuse du geste, le maire de Québec, lui, affirme qu’il s’agit là d’un acte dirigé vers la communauté musulmane de Québec.

Lui-même présent vendredi soir à la cérémonie d’ouverture de KWE!, Régis Labeaume a semblé touché par le message positif que véhicule l’événement. «Je trouve ça magnifique. […] Ça ressemble à Québec, ça ressemble à la Capitale-Nationale.» Mercredi, il avait dit littéralement l’inverse du geste posé à l’endroit de M. Labidi.

«Les mots vivre ensemble, découvrir l’autre, tendre la main, se connaître, s’aimer… Ça prend une connotation un peu particulière cette semaine, parce que j’ai l’impression que ma ville n’est peut-être pas celle tout à fait que je croyais qu’elle était. […] Sans vouloir être alarmiste, j’ai certaines craintes. Il va falloir qu’on apprenne à se découvrir, à se tendre la main, à s’aimer, et surtout, à se comprendre.»

«Prendre une part de responsabilité»

Konrad Sioui, grand chef de la nation huronne-wendat, a quant à lui dénoncé la banalisation des gestes haineux posés contre la communauté musulmane. «C’est pas vrai que c’est des cas isolés. […] J’entends les radios, j’entends des commentateurs. Ils sont tous sur ce mode-là. “On est parfait, c’est un cas isolé, il n’y a rien là.” Arrêtons de parler de même et de penser de même. Je ne veux pas dire qu’il faut se rendre coupable, mais prendre une part de responsabilité.»

Par des spectacles, des discussions et des démonstrations, pour ne nommer que ça, l’événement KWE! propose d’aller à la rencontre des 11 nations autochtones québécoises. Il s’agit d’une première pour la ville de Québec, se réjouit le porte-parole Stanley Vollant. «Pour moi, c’est un événement marquant, et j’espère que c’est la première d’une série de plusieurs années.» Ce à quoi le maire Labeaume a déjà acquiescé vendredi en terminant son discours par : «Je vous dis déjà à l’an prochain!»

Source: Gestes haineux envers les musulmans: les autochtones interpellés | Camille B. Vincent | Société

Migrants: Ottawa doit payer pour les «invités de Trudeau», selon Lisée

A bit rich given that Quebec currently receives a block grant of $345 million for its role in immigrant selection and settlement, over double the budget of their Ministère de l’immigration, diversité et inclusion of $150 million:

Le Québec n’a pas à payer pour les «invités de Justin Trudeau», les milliers de demandeurs d’asile en provenance des États-Unis, a déclaré le chef péquiste Jean-François Lisée lundi.

Il a réclamé qu’Ottawa assume tous les coûts de cet afflux de migrants d’origine haïtienne aux frontières. Actuellement, le Québec paie pour les héberger, les nourrir, en plus de distribuer des chèques d’aide sociale.

En conférence de presse en matinée à Saint-Augustin, en banlieue de Québec, M. Lisée a rappelé que le premier ministre fédéral avait souhaité «welcome to Canada» (bienvenue au Canada) aux personnes persécutées de par le monde.

Donc, selon le chef péquiste, la situation actuelle est «le résultat des déclarations irresponsables» de Justin Trudeau.

«Il faut qu’ils (ces demandeurs d’asile) soient bien traités, ça c’est certain. Mais la question, c’est: combien ça va coûter et qui va payer? a demandé M. Lisée. Depuis quelques jours on essaie de savoir quelle sera la compensation fédérale pour ces invités de Justin Trudeau.»

Le chef de l’opposition officielle a également rappelé que le Québec accueille bon an mal an 3000 à 4000 demandeurs d’asile, mais qu’au-delà de ce seuil normal, Ottawa devrait payer la facture, les coûts d’hébergement temporaire, d’aide sociale, d’éducation, etc.

«Si j’étais premier ministre (du Québec), je commencerais à faire mes comptes (…), c’est au fédéral de payer ce que ça va coûter en plus et je n’entends pas M. Couillard dire ça.»

M. Lisée estime qu’il brise «un tabou» en soulevant cette question que beaucoup de gens se posent, selon lui: «L’argent qu’on va mettre là, on va le prendre où? Ça ne pousse pas dans les arbres, on vient de vivre trois ans d’austérité libérale très sévère.»

Réaction de Philippe Couillard

Le premier ministre Philippe Couillard a réagi depuis Charlottetown à l’Île-du-Prince-Édouard, où il assistait à la Conférence annuelle des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada.

Il a jugé que les termes «invités de Justin Trudeau» étaient «assez malheureux», en ajoutant que «tout le monde travaille ensemble, avec ses responsabilités et ses outils».

Appelée à préciser la répartition actuelle des responsabilités financières, la porte-parole de la ministre de l’Immigration Kathleen Weil, Émilie Tremblay-Potvin, a évoqué dans une entrevue les ententes qui existent déjà entre Québec et Ottawa sur les services sociaux et la santé, sans pouvoir donner de chiffres précis.

Elle a toutefois indiqué qu’une «comptabilisation est faite pour l’instant», qui pourrait servir à faire des «représentations» ultérieurement à Ottawa.

Source: Migrants: Ottawa doit payer pour les «invités de Trudeau», selon Lisée | Patrice Bergeron | Politique québécoise

Don Macpherson: The Couillard government’s anti-niqab bill gets worse 

Good pointed commentary:

Batman will not sit in the Quebec National Assembly.

This would be the effect of one of the amendments to the Couillard government’s proposed anti-niqab legislation announced this week. Bill 62, targeting Muslim women who wear facial veils, would ban giving or receiving public services with the face concealed. The amendment would extend the ban to MNAs, municipal councillors and school commissioners.

That Quebecers would choose a masked candidate to represent them is almost as hypothetical as the fictional cowled crusader leaving Gotham City for this province, acquiring citizenship, and running for office here on his record as a crimefighter. But then so was the possibility of a niqabi seeking employment in a public service.

Still, one can’t be too careful. That appears to be the thinking of the “bare-face” bill’s sponsor, Justice Minister Stéphanie Vallée, to the extent she has thought about the bill at all.

Another of her proposed amendments would extend the original ban from the provincial public services to municipal ones, and to public transit. When a reporter asked Vallée the reasonable question of whether this would stop a woman wearing a veil from taking the bus, the minister was unwilling, or perhaps unable, to answer.

Her amendments would make what was already a bad bill even worse.

Bill 62 stigmatizes the tiny number of Muslim women in Quebec who wear facial veils. It encourages their persecution, like the harassment of women wearing Muslim head scarves during the debate on the former Parti Québécois government’s ill-fated “charter of values.”

It would enshrine in legislation the hypocrisy of Quebec’s “Catho-laïcité,” or Catho-secularism. One of Vallée’s amendments pretends that Quebec’s public institutions are founded on the separation of church and state, while the bill would preserve the crucifix placed in the Assembly to symbolize an alliance between the two.

The government pretends that the ban on face coverings in general does not discriminate on religious grounds. But its intent is given away by the fact that the ban is contained in a bill to restrict religious accommodations.

And the bill is useless, not only because it addresses imaginary problems, but also because its guidelines for handling accommodation requests are so general.

Not only is the bill bad policy, it’s bad politics, another demonstration of the sheer political stupidity of the Couillard Liberals.

It won’t achieve its political objective of settling the accommodations issue once and for all before the general election due by October 2018. The Liberals’ relatively feeble entry in the competition to defend the majority against the undesirables in their midst doesn’t go nearly far enough to satisfy the nationalist opposition parties.

It is nevertheless useful to them. Since it was presented by Quebec’s most diverse and least nationalist party, it gives political legitimacy to the restriction of minority rights.

Bill 62 is the Couillard government’s version of Bill 22, adopted in 1974 by Robert Bourassa’s Liberal government. As the first Quebec legislation restricting minority language rights, Bill 22 enabled the succeeding PQ government’s more draconian Bill 101.

Originally, Premier Philippe Couillard intended to get the accommodations debate over with at the beginning of his term. Instead, his government squandered its time, and begins the pre-election year fighting on ground favouring its adversaries.

Couillard continues to entrust that fight to a minister who has already shown she’s not up to it. Listening to Vallée’s poorly prepared news conference on her amendments this week was like watching somebody juggling blindfolded with running chainsaws.

The PQ and the Coalition Avenir Québec party, vying for position as the leading alternative to the Liberals in the election, can be expected to prolong the debate on the bill in the Assembly as much as possible.

And on his other side, Couillard was forced to back Vallée against Montreal Mayor Denis Coderre, who indicated the province’s metropolis will defy her legislation.

Source: Don Macpherson: The Couillard government’s anti-niqab bill gets worse | Montreal Gazette

Laïcité: Lisée en «désaccord total» avec Coderre

More on Quebec Bill 62 debates:

Le maire de Montréal, Denis Coderre, tente «d’utiliser le statut de la métropole pour (se) soustraire aux lois de l’Assemblée nationale», ce qui fait craindre une «dérive malsaine», accuse le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée.

Dans une lettre ouverte publiée sur Facebook jeudi et intitulée «Montréal fait partie du Québec», le leader péquiste reproche à M. Coderre sa sortie au sujet du projet de loi sur la neutralité religieuse de l’État, mercredi.

Le maire s’oppose à ce que législation s’applique à Montréal, plaidant que la métropole «est autonome et a sa gouvernance». Il rappelle que le gouvernement Couillard a promis d’accorder plus d’autonomie à la Ville – un projet de loi en ce sens a déjà été déposé – et de la consulter avant l’adoption de toute loi. Le projet de loi 62 risque de forcer la métropole à refuser des services aux citoyens, selon lui. Il fait allusion à la disposition visant à faire en sorte que les services publics soient donnés et reçus «à visage découvert».

Jean-François Lisée se dit «partisan d’une réelle décentralisation des pouvoirs et d’un statut pour la métropole», mais il croit que le maire va trop loin. «Je dois (…) exprimer mon désaccord total avec votre tentative d’utiliser le statut de la métropole pour vous soustraire aux lois de l’Assemblée nationale portant sur la laïcité et le vivre-ensemble. Monsieur le maire, Montréal fait partie du Québec. Les Montréalais sont membres de la nation québécoise», écrit M. Lisée, dont le parti est par ailleurs insatisfait du projet de loi 62 du gouvernement Couillard.

«Vos déclarations de cette semaine font craindre une dérive malsaine, ajoute-t-il. Souhaiterez-vous demain soustraire Montréal de certaines dispositions actuelles ou futures de la loi 101? Du Code du travail? Du Code criminel?»

Les arguments du maire sur «l’inapplicabilité» de certaines dispositions du projet de loi sont «valides», et seront soulevés par l’opposition au parlement. «Mais les décisions concernant l’avenir de la nation sont prises à l’Assemblée nationale. Montréal a droit au respect. L’Assemblée nationale aussi», soutient-il.

Le maire Coderre avait également critiqué le projet de charte des valeurs du gouvernement Marois.

Source: Laïcité: Lisée en «désaccord total» avec Coderre | Tommy Chouinard | Politique québécoise

Québec étend la portée de son projet de loi sur la neutralité religieuse | Le Devoir

More on Quebec’s Bill 62 and its expansion to municipalities and municipal services:

La volonté du gouvernement Couillard en matière de « neutralité religieuse » s’étendra aux élus municipaux, employés des villes, travailleurs, visiteurs et utilisateurs des musées et des transports en commun — qui devront tous se présenter « à visage découvert » pour fournir ou obtenir des services.

C’est à tout le moins ce que prévoient les amendements présentés mardi par la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, à l’ouverture de l’étude détaillée du projet de loi 62.

Les demandes d’accommodements seront toujours possibles pour un motif religieux, mais seulement si elles respectent des critères essentiellement jurisprudentiels, comme le principe de l’égalité homme-femme ou de la contrainte excessive au bon fonctionnement d’un organisme. « Je pense que c’est important de cadrer le principe de la neutralité religieuse, de cadrer l’analyse des demandes d’accommodements pour des motifs religieux […] et j’espère que, ce faisant, on va amener une certaine paix sociale », a déclaré la ministre Vallée. Cela dit, « c’est important de faire la nuance : ce n’est pas parce qu’on demande un accommodement que, nécessairement, on y a droit », a-t-elle affirmé plus tard.

L’étude du projet de loi, qui a été déposé en juin 2015, a été reportée au mois de février. Au lendemain de l’attentat de la mosquée de Québec, le gouvernement avait alors choisi d’oeuvrer à la « bonification » du projet de loi visant à faciliter l’intégration des immigrants au marché du travail. Malgré les retards cumulés, Québec espère toujours adopter le projet de loi avant la fin de son mandat, en octobre 2018.

Dans les réseaux de transport et les municipalités, dont les noms apparaissent pour une première fois dans le projet de loi, les réactions au changement de cap du gouvernement ont été rares et succinctes. « Après vérification, nous ne semblons pas avoir été consultés sur l’amendement. Si nous sommes assujettis à la loi d’une façon quelconque, nous la respecterons, une fois qu’elle sera adoptée », a répondu la Société de transport de Montréal. « On nous a avisés de la possibilité d’un amendement en juillet. Nous avons réservé nos commentaires et les ferons à la suite de la rencontre de notre conseil d’administration, le 24 août », a aussi fait savoir la Fédération québécoise des municipalités.

La Ville de Montréal a quant à elle rappelé qu’elle est d’accord avec le fait que les services fournis par des employés de l’État doivent être rendus à visage découvert. Elle a cependant demandé à Québec « de respecter son autonomie et sa capacité de gérer la question de la tenue vestimentaire de ses employés et les conditions qui permettent à ses citoyens d’obtenir des services ».

Le projet de loi 62 ne concerne pas nommément les signes religieux, mais prévoit la prestation et la réception de services « à visage découvert ». En vertu des nouveaux amendements, le principe de « neutralité religieuse » sera exigé dans les municipalités, les sociétés de transport en commun, mais aussi les musées, la Caisse de dépôt et placement du Québec ou Héma-Québec, entre autres. Est-ce donc dire qu’une personne qui montera à bord d’un autobus ou d’un wagon de métro devra dévoiler son visage ? « Moi, je ne suis pas ici aujourd’hui pour analyser chaque cas d’espèce, parce qu’on pourrait être ici jusqu’à 17 heures », s’est bornée à répondre la ministre Vallée, soucieuse de ne pas aborder d’exemples précis. En pleine consultation sur le projet de loi, en novembre, elle s’était retrouvée en porte à faux avec le premier ministre lorsqu’elle avait déclaré — en opposition aux paroles de Philippe Couillard — que le niqab et la burqa ne seraient pas autorisés durant les examens de conduite de la Société de l’assurance automobile du Québec.

Neutralité ou laïcité

Le libellé du projet de loi, « favorisant le respect de la neutralité religieuse de l’État », a continué de déranger les partis d’opposition, qui souhaitent tous que le Québec inscrive une fois pour toutes la laïcité dans sa législation. « La neutralité, c’est beaucoup plus objectif », s’est défendue la ministre Vallée. « C’est une séparation entre l’État, les institutions et la religion », a-t-elle ajouté, en rejetant la définition voulant plutôt qu’elle reconnaisse toutes les religions comme étant sur un pied d’égalité.

Autre consensus dans l’opposition, celui dégagé par la commission Bouchard-Taylor, qui suggérait d’interdire le port de signes religieux à toutes les personnes « en position d’autorité coercitive », à savoir les magistrats, les procureurs, les policiers et les gardiens de prison. À cette liste, la Coalition avenir Québec a choisi d’ajouter les enseignants du primaire et du secondaire. Le parti avait renoncé à cette demande en février, dans l’espoir d’obtenir l’unanimité au sujet du projet de loi. « On aurait pu régler ce dossier-là avec un compromis que le gouvernement a refusé, donc nous, on revient à notre position d’origine », s’est résignée la députée Nathalie Roy. Le Parti québécois a quant à lui suggéré d’interdire le port du tchador, du niqab et de la burqa aux employés de l’État, « au motif qu’ils représentent un symbole d’oppression qui va à l’encontre du droit à l’égalité entre les femmes et les hommes ». « La longue bataille pour l’égalité des hommes et des femmes est si importante et chère au coeur des Québécois et des Québécoises […] il n’est pas question que l’État représente un recul sur cette bataille », a plaidé la porte-parole de l’opposition officielle en matière de laïcité, Agnès Maltais.

Source: Québec étend la portée de son projet de loi sur la neutralité religieuse | Le Devoir

Plan for hearings on ‘systemic racism’ in Quebec divides province’s political left

Good capturing range of perspectives, including blindness to the issue:

Quebec is being widely criticized for its plan to launch public consultations on systemic racism, even by those who agree visible minorities face many structural barriers in the province.

The debate has highlighted a deep divide among Quebec’s political left, with some people saying the consultations encourage an ideology of victimhood and demonize the province as inherently racist.

Some civil rights activists argue the consultations are meaningless unless the government is finally prepared to hold its institutions accountable for failing to uphold racial diversity.

Moreover, activists say they will increasingly use the court system to push through changes in society regardless of what comes out of the government’s consultations.

Michele Sirois, a political scientist and president of a women’s rights organization, believes there is no systemic racism in Quebec.

That concept, she explained in an interview, is imported from the United States, which has a history of structural racism against people of colour.

“The Americans had a slave trade,” she said. “We didn’t. Our problem is about the full integration of immigrants.”

Sirois recently penned an opinion piece in Le Devoir, a left-of-centre newspaper, and wrote that the term “systemic racism” reflects “an ideology of victimhood” and promotes the idea that only white people can be racist.

“The left is divided in Quebec,” Sirois said in the interview. “And there is an increase of people on the left who are saying, ‘stop these consultations, which will only increase racial tension in society.”‘

Quebec has asked its human rights commission to launch public consultations on systemic discrimination and racism.

Only discussion on discrimination involving race, colour or ethnic and national origin will be allowed when the hearings begin in September.

The goal, the government said, is to forge “concrete and durable” solutions in order to “fight these problems.”

The Canadian Press attempted to contact Immigration Minister Kathleen Weil, whose office is leading the consultations, but was told she would not be available to comment.

Weil said in July, when she first made the announcement, the consultations “are an occasion to mobilize all of civil society … to propose actions to eliminate the obstacles towards full participation of all Quebecers.”

Fo Niemi, executive director for the Montreal-based Centre for Research Action on Race Relations, said those on the right and the left who deny the existence of systemic racism aren’t looking hard enough.

One clear example, he said, is that Quebec’s human rights commission is so understaffed it can only render decisions many years after a complaint is lodged.

Niemi cited the case of a young man who waited seven years to be awarded $33,000 by the commission after he was racially profiled by Montreal police in 2010.

That case also highlighted the fact police are still not tracking data on racial profiling, five year after the force said it would start taking profiling complaints against its officers seriously.

“The system knows that going to the human rights commission is like going to a nameless graveyard,” Niemi said. “This is a systemic problem.”

Another example of systemic racism in Quebec society is reflected in the lack of diversity in the judiciary, he said.

Niemi pointed to a 2016 study published by the Institute for Research on Public Policy indicating that out of 500 judges in Quebec, three were visible minorities.

 He said if the percentages of visible minorities within institutions such as the public service, corporate boards of directors and the judiciary are lower than in regular society, that is a sign of systemic racism.

“It’s an indication,” Niemi said. “It’s a very important evidential element.”

Niemi said activists are increasingly going to the courts to force society to become more diverse, because nothing else seems to be working.

“It’s inevitable,” he said.

“It’s only a matter of time before some of these legal actions start to take place. Quebec is a bit slower in terms of this kind of litigation, but it’s coming and we are leading that movement for change.”

Source: Plan for hearings on ‘systemic racism’ in Quebec divides province’s political left | National Post