Migrants: Ottawa doit payer pour les «invités de Trudeau», selon Lisée

A bit rich given that Quebec currently receives a block grant of $345 million for its role in immigrant selection and settlement, over double the budget of their Ministère de l’immigration, diversité et inclusion of $150 million:

Le Québec n’a pas à payer pour les «invités de Justin Trudeau», les milliers de demandeurs d’asile en provenance des États-Unis, a déclaré le chef péquiste Jean-François Lisée lundi.

Il a réclamé qu’Ottawa assume tous les coûts de cet afflux de migrants d’origine haïtienne aux frontières. Actuellement, le Québec paie pour les héberger, les nourrir, en plus de distribuer des chèques d’aide sociale.

En conférence de presse en matinée à Saint-Augustin, en banlieue de Québec, M. Lisée a rappelé que le premier ministre fédéral avait souhaité «welcome to Canada» (bienvenue au Canada) aux personnes persécutées de par le monde.

Donc, selon le chef péquiste, la situation actuelle est «le résultat des déclarations irresponsables» de Justin Trudeau.

«Il faut qu’ils (ces demandeurs d’asile) soient bien traités, ça c’est certain. Mais la question, c’est: combien ça va coûter et qui va payer? a demandé M. Lisée. Depuis quelques jours on essaie de savoir quelle sera la compensation fédérale pour ces invités de Justin Trudeau.»

Le chef de l’opposition officielle a également rappelé que le Québec accueille bon an mal an 3000 à 4000 demandeurs d’asile, mais qu’au-delà de ce seuil normal, Ottawa devrait payer la facture, les coûts d’hébergement temporaire, d’aide sociale, d’éducation, etc.

«Si j’étais premier ministre (du Québec), je commencerais à faire mes comptes (…), c’est au fédéral de payer ce que ça va coûter en plus et je n’entends pas M. Couillard dire ça.»

M. Lisée estime qu’il brise «un tabou» en soulevant cette question que beaucoup de gens se posent, selon lui: «L’argent qu’on va mettre là, on va le prendre où? Ça ne pousse pas dans les arbres, on vient de vivre trois ans d’austérité libérale très sévère.»

Réaction de Philippe Couillard

Le premier ministre Philippe Couillard a réagi depuis Charlottetown à l’Île-du-Prince-Édouard, où il assistait à la Conférence annuelle des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’Est du Canada.

Il a jugé que les termes «invités de Justin Trudeau» étaient «assez malheureux», en ajoutant que «tout le monde travaille ensemble, avec ses responsabilités et ses outils».

Appelée à préciser la répartition actuelle des responsabilités financières, la porte-parole de la ministre de l’Immigration Kathleen Weil, Émilie Tremblay-Potvin, a évoqué dans une entrevue les ententes qui existent déjà entre Québec et Ottawa sur les services sociaux et la santé, sans pouvoir donner de chiffres précis.

Elle a toutefois indiqué qu’une «comptabilisation est faite pour l’instant», qui pourrait servir à faire des «représentations» ultérieurement à Ottawa.

Source: Migrants: Ottawa doit payer pour les «invités de Trudeau», selon Lisée | Patrice Bergeron | Politique québécoise

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Les questions de diversité divisent les péquistes

The PQ coming to terms with diversity, and its preference for a softer “encouragement” approach than one with more fixed objectives and processes:

Les 400 délégués du Parti québécois ont refusé dimanche d’appuyer les propositions phares destinées à attirer plus de Québécois d’adoption et de jeunes contenues dans le rapport « Faire partie de la solution » de Paul St-Pierre Plamondon.

Après que l’exécutif national eut rejeté les appels de l’ex-candidat à la chefferie du PQ à réserver des postes dans les exécutifs de circonscription à des personnes issues de la diversité, les délégués d’un conseil national spécial ont voté dimanche contre une proposition édulcorée proposant de « favoris [er] la présence d’au moins une personne de la diversité » dans cette instance.

Selon un militant de Saint-Henri–Saint-Anne, le PQ a raté une occasion en or d’« envoyer un bon message d’ouverture », et ce, moins d’un mois après avoir été taxé par des membres de Québec solidaire de « porter en lui » la « bête » du racisme.

Les délégués avaient été convoqués à Drummondville afin d’entériner la feuille de route d’accession vers l’indépendance avalisée par tous les membres des Organisations unies pour l’indépendance (OUI Québec). Mais, entre-temps, Québec solidaire a renié sa signature au bas de l’entente de principe. Le PQ s’adapte à cette « nouvelle conjoncture politique », a souligné le président sortant du PQ, Raymond Archambault.

Dans ce premier Conseil national « post-convergence », la déléguée de l’exécutif péquiste de la circonscription de Vachon, Marie Imatta Pierre-Lys, a appelé ses confrères et consoeurs à battre la proposition de M. St-Pierre Plamondon, puis à déployer toute leur énergie à rédiger un « beau programme qui va inclure tout le monde » en vue des élections générales de 2018. « Avant tout, je me considère comme une Québécoise. Que je sois noire ou femme, mes intérêts sont comme [ceux] de toutes les autres personnes. Si je me présente à un poste de conseillère, [il ne faut]pas que je sois favorisée parce que je suis noire, mais par d’autres qualités que j’ai », a-t-elle déclaré lors du débat.

L’émissaire de l’exécutif de Berthier, Patrick Gaétan Parent, a aussi voté contre la proposition de l’exécutif national, estimant que le concept de « diversité » prête à différentes interprétations : il n’est pas seulement ethnoculturel. « La diversité, c’est beaucoup plus que ça. C’est pas juste d’être noir. Ça, ça se voit vite quand on est noir », a-t-il illustré, suscitant des rires amusés… et des rires gênés.

Le résultat du vote, à main levée, était flou. « Proposition rejetée », a pourtant lancé le président d’assemblée sous le regard ébahi de M. St-Pierre Plamondon. « Je pensais qu’il [le vote] avait passé », a-t-il dit dans un impromptu de presse dimanche soir. Il a attribué le rejet de sa proposition principalement à l’intervention de Mme Pierre-Lys. « Ç’a beaucoup influencé le débat. C’est une bonne nouvelle dans la mesure où quelqu’un issu de la diversité au sein du PQ nous dit : il n’y a aucun problème au Parti québécois sur le plan de la diversité », a-t-il affirmé à moins de 15 mois des prochaines élections générales.

Il ne se satisfait pas pour autant du refus opposé à cette proposition centrale de son rapport « Faire partie de la solution » par les délégués. D’ailleurs, l’avocat promet de revenir à la charge avec une proposition similaire au congrès national du PQ en septembre prochain. « Malgré les succès individuels que certains ont pu avoir […], on a de l’ambition, on veut plus de diversité. Donc, je continue à penser qu’il faut mettre des mesures pour favoriser des places à des Québécois d’adoption ou des Québécois issus de la diversité. »

Quotas ou pas, la volonté du PQ de recruter en grand nombre des Québécois issus de la diversité culturelle (16 % de la population québécoise) qui partagent à la fois ses « valeurs », ses « propositions » et son « objectif indépendantiste » est réelle, a fait valoir le chef du parti, Jean-François Lisée. Il s’est fixé dimanche l’« objectif » de présenter au moins 20 candidats issus des communautés culturelles (sur 125) aux prochaines élections générales. « Je ne dirais pas qu’il y aura un quota, a-t-il précisé. C’est un souhait. C’est un objectif. » Mais, chose certaine, ces candidats ne seront pas tous dépêchés dans des circonscriptions imprenables, a promis le chef péquiste.

Source: Les questions de diversité divisent les péquistes | Le Devoir

Le PQ n’est pas raciste, mais il doit faire une «introspection», dit QS 

Valid point:

Le Parti québécois n’est pas « raciste », mais il doit faire une « introspection » sur la charte des valeurs, a affirmé mardi la porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, qui a refusé de se dissocier des propos tenus par certains membres de son parti.

La direction du PQ a écrit lundi au comité de coordination de QS, le sommant de se dissocier des accusations de racisme lancées à son endroit par des militants solidaires. Ces propos ont été tenus il y a 10 jours lors du débat sur une alliance électorale des deux partis indépendantistes, projet qui a finalement été rejeté.

À son arrivée à l’Assemblée nationale, mardi, Mme Massé a indiqué qu’à ses yeux, le PQ n’est pas raciste. Mais elle a ajouté un bémol.

« Il a une introspection à faire sur les actions qu’il a posées, sur les impacts que ça a eus », a-t-elle indiqué.

La porte-parole solidaire a refusé de lancer la pierre aux membres de son parti qui ont réagi avec virulence à l’idée de s’associer au parti responsable de la charte.

« Je crois profondément qu’il y a des gens qui ont la peau noire, qu’il y a des gens qui portent le hijab qui sont et qui ont été discriminés, a dit Mme Massé. Et ils et elles associent ça à l’atmosphère qu’a laissé planer au Québec la charte des valeurs. »

« Pour moi, que quelqu’un qui vit une situation nomme les choses telles qu’ils la vivent, je peux comprendre, a-t-elle ajouté. Je ne suis pas pour dire: “Tu as tort”. Je suis qui, moi, pour dire “Tu as tort” ? »

Insulte

Quelques minutes plus tôt, le chef péquiste Jean-François Lisée a accusé la direction de QS d’avoir cautionné des propos inacceptables en refusant de modérer les commentaires émis par ses militants pendant le débat sur la convergence. Ce faisant, elle a insulté les membres du PQ et tous les Québécois qui appuient ses positions en matière de laïcité et d’identité, a dénoncé M. Lisée.

« Tout le monde a pu comprendre que Québec solidaire avalisait ce genre de propos », a dit le chef péquiste.

« Ce que ça voulait dire, c’est que tous ceux qui au Québec pensent qu’il faut faire des pas en avant pour la laïcité, baliser les accommodements religieux, d’interdire des signes religieux pour certaines catégories de personnel, tous ces gens-là, selon Québec solidaire, sont xénophobes et racistes », a-t-il ajouté.

Source: Le PQ n’est pas raciste, mais il doit faire une «introspection», dit QS | Martin Croteau | Politique québécoise

Le PQ, la diversité et le nationalisme civique

Good overview by Robert Dutrisac of the ongoing challenge facing the PQ (and fussing on words doesn’t solve their existential question of who is “nous”):

On connaît la suite : Pauline Marois a amorcé un virage identitaire qui culminait dans la maladroite charte sur les valeurs dites « québécoises » — des valeurs, en réalité, occidentales, voire universelles. Le PQ réaffirmait tout de même le caractère pluraliste de la nation québécoise.

Avec cette concordance culturelle, Jean-François Lisée délaisse l’interculturalisme cher à Gérard Bouchard. Il juge que la notion officielle de l’interculturalisme, telle que définie par le gouvernement libéral, est trop molle puisqu’elle ne fait pas référence à un tronc commun bâti au Québec au fil de l’histoire. Pour certains d’ailleurs, dont Charles Taylor et Daniel Marc Weinstock, l’interculturalisme n’est qu’une version du multiculturalisme canadien.

Ce concept ressemble beaucoup à la « convergence culturelle » de Fernand Dumont qu’a reprise le PQ de René Lévesque en 1981. Cette politique, intitulée « Autant de façons d’être Québécois », avait pour objectif de rassembler les cultures ethniques sous l’égide de la majorité, ce qui peut se résumer par leur assimilation.

Selon Jean-François Lisée, la concordance culturelle n’a pas de visées assimilatrices, mais préconise plutôt « la formation d’une collectivité inclusive » dans laquelle « chaque citoyen et chaque génération effectue son parcours identitaire comme il ou elle l’entend ». Mais les Québécois de toutes origines sont appelés à partager « une différence vitale » caractérisée par la langue française et un récit historique singulier. À cela s’ajoutent des éléments civiques comme l’égalité entre les hommes et les femmes, la démocratie, la solidarité et un « cheminement vers un État laïque ».

Ce concept de concordance sera difficile à expliciter en campagne électorale ; il est heureusement associé à des mesures concrètes pour favoriser la réussite des immigrants en luttant, notamment, contre la discrimination à l’embauche et le racisme.

Ce n’est pas d’hier que le PQ a des relations ardues avec les communautés culturelles. Lors de la campagne référendaire de 1980, René Lévesque avait vexé des Italo-Québécois indépendantistes — c’est l’écrivain Marco Micone qui raconte l’anecdote — en déclarant : « La majorité francophone décidera elle-même de son avenir. »Évidemment, il y a eu par la suite « les votes ethniques » de Jacques Parizeau et ce « nous » qui avait voté à 60 % pour le Oui.

Le projet de nationalisme civique, qu’ont porté Gilles Duceppe au Bloc québécois et Gérald Larose, visait à éviter ces écueils. Mais le problème, c’est que le nationalisme civique au Québec ne veut pas dire grand-chose. La nation québécoise, au sein de l’ensemble canadien, n’a pas le monopole des principes démocratiques et des droits de la personne. Sans l’existence de cette majorité francophone au parcours historique singulier, le projet souverainiste perdrait toute pertinence.

Avec cette approche, le PQ a le mérite de la franchise. Pour rejoindre les communautés culturelles — et il doit s’y consacrer activement —, le mouvement souverainiste n’a d’autre choix que de se présenter tel qu’il est : un mouvement qui promeut un projet d’émancipation d’une nation pluraliste, auquel sont conviés tous les Québécois.

Source: Le PQ, la diversité et le nationalisme civique | Le Devoir

Le PQ invité à s’ouvrir à la diversité | Le Devoir

Will be interesting to watch and how they reconcile this “diversity and inclusion” messaging with their past in playing identity politics:

Le Parti québécois (PQ) a encore une « pente à remonter » auprès des communautés culturelles. Le chef du parti, Jean-François Lisée, lance un blitz de recrutement de candidats issus des minorités et affirme que la lutte contre la discrimination et le racisme sera un des thèmes importants de la campagne électorale de 2018.

Le chef péquiste a demandé à ses 125 associations de circonscription de tout mettre en oeuvre pour qu’au moins 12 % des délégués au congrès du parti, en septembre prochain, soient issus des minorités. Déjà, plus de 12 % des employés du parti à l’Assemblée nationale proviennent des communautés culturelles.

« On a encore du travail à faire au niveau de la diversité du sein du parti et on est en marche. On prend toutes sortes d’initiatives, on voit des résultats », a dit Paul St-Pierre Plamondon au cours d’un point de presse dimanche. La diversité reste un « réel défi »pour le parti, et « rien n’est encore joué », écrit-il.

L’ex-candidat à la chefferie du PQ, nommé conseiller de Jean-François Lisée, a dévoilé le rapport final de la vaste consultation qu’il a menée depuis l’automne dernier dans le but de renouveler le parti. Le rapport Osez repenser le PQ formule 156 recommandations destinées à renforcer les liens entre le PQ et les communautés culturelles, les jeunes et les entrepreneurs.

Brasser la cage

« Il ne faut pas craindre la critique et la voir plutôt comme une occasion de bâtir des ponts », écrit Paul St-Pierre Plamondon. Son rapport d’étape, publié en février dernier, avait créé un « léger tourbillon médiatique », admet l’avocat de 40 ans : il décrivait le PQ comme « un parti figé, conservateur et vieillissant » aux allures de « club social ».

Depuis, le parti semble avoir amorcé un rajeunissement. Le nombre de membres de 40 ans et moins a grimpé de 31 % en six mois ; 16 683 des 90 000 membres du PQ appartiennent désormais à cette catégorie d’âge. Près du tiers des 125 présidents d’association — et 37,4 % des membres des exécutifs de circonscription — sont âgés de 40 ans et moins.

Paul St-Pierre Plamondon a mené 162 consultations auprès de 3600 personnes, surtout des gens qui ne sont pas membres du PQ, pour arriver à son diagnostic. Pas moins de 43 des recommandations visent à tisser des liens entre le PQ et les communautés culturelles. Le diagnostic est presque aussi vieux que le parti : les nouveaux arrivants et les anglophones se méfient du mouvement indépendantiste.

L’auteur du rapport Osez repenser le PQ invite le parti à « revoir la notion de nationalisme de manière à valoriser un nationalisme civique et inclusif ». Il insiste pour que la lutte contre la discrimination à l’emploi, contre le racisme et contre le profilage racial par la police soit une priorité pour le PQ aux élections de l’automne 2018.

« Le PQ doit en quelque sorte briser l’association malsaine que certains font entre PQ et racisme (une allégation qui est non fondée lorsqu’on interroge les militants de la diversité culturelle qui militent au sein du PQ), en étant le champion de la lutte contre le racisme, au moment où un vent de populisme et d’extrême droite souffle à plusieurs endroits en Occident. »

Paul St-Pierre Plamondon recommande que le parti délègue 100 « ambassadeurs »pour nouer des liens avec les communautés culturelles « sans chercher quoi que ce soit ni attendre quelque chose en retour ».

Pour rapprocher le PQ des jeunes et des minorités, Paul St-Pierre Plamondon recommande au parti de « s’approprier les thèmes de l’international, de la mondialisation et de l’ouverture sur le monde ». Il estime aussi que les souverainistes doivent tourner la page sur l’épisode de la charte des valeurs.

« La laïcité et l’identité québécoise sont deux choses dissociables pour les moins de 40 ans. Le Parti québécois doit désormais parler de l’identité québécoise en faisant référence à la langue française, à la spécificité québécoise et à la culture du Québec. La laïcité doit être présentée comme un enjeu politique qui contribue au vivre-ensemble. Elle n’est cependant pas une composante de l’identité des citoyens et des citoyennes. »

Source: Le PQ invité à s’ouvrir à la diversité | Le Devoir

Immigration et religion: Lisée blâme l’inaction de Couillard

Lisée is like a gnat, buzzing around these issues and changing his positions regularly.

A bit rich to blame all Quebec’s integration challenges and issues on Liberal governments, given the role of the PQ in recent years of playing identity politics, one that Lisée has also participated in:

Le gouvernement Couillard est responsable de l’insatisfaction exprimée par plusieurs citoyens quant à l’intégration des immigrants et au port de signes religieux, estime le chef péquiste Jean-François Lisée.

Le chef du Parti québécois a été invité, lundi à Montréal, à commenter les résultats d’un sondage Crop réalisé pour le compte de Radio-Canada.

Ce sondage indique notamment qu’une majorité de gens pensent que le port de vêtements religieux devrait être interdit pour les éducateurs (66%), les personnes en autorité (76%) et les autres employés des services publics (67%).

De même, 57% des Québécois qui ont répondu au sondage jugent que les musulmans sont mal intégrés, soit 38% «plutôt mal» et 19% «très mal». Ils sont 7% à estimer qu’ils sont très bien intégrés et 35%, plutôt bien intégrés.

Interrogé à ce sujet lors d’une conférence de presse à Montréal, après son retour d’un voyage à saveur économique en Europe, M. Lisée a blâmé le gouvernement Couillard et les gouvernements libéraux précédents pour leur inaction en la matière depuis des années.

«Les Québécois sont impatients face à l’incapacité du gouvernement Couillard d’agir sur les signes religieux, sur les accommodements religieux», a conclu M. Lisée.

Il s’est par ailleurs dit heureux de constater que pour bien des questions du sondage, les Québécois ont offert des réponses similaires aux autres Canadiens.

Source: Immigration et religion: Lisée blâme l’inaction de Couillard | Lia Lévesque | Politique québécoise

Les jeunes péquistes refusent de revenir à la charte des valeurs

Encouraging:

Les esprits se sont échauffés au Congrès du comité national des jeunes du Parti québécois (PQ), qui ont rejeté en bloc, dimanche, l’idée d’interdire le port des signes religieux pour tous les employés du secteur public et parapublic pendant leurs heures de travail. Seulement une quinzaine de personnes ont appuyé une mesure qui consistait essentiellement à reprendre les aspects controversés de la charte des valeurs du gouvernement Marois.

« Cette proposition-là, à mon sens, ce n’est pas de la laïcité, c’est, d’une certaine façon, jouer le jeu des racistes. Qui on va attirer au Parti québécois avec cette proposition-là ? » a lancé le délégué Laurent Constantin aux jeunes réunis à Victoriaville. Il a été hué pour avoir utilisé le mot raciste.

« On est Québécois avant tout. C’est de cette façon que nous réussirons à inclure dans la société tous les Québécois de quelque origine qu’ils soient », a exposé Nicolas Turcotte, de l’association des Laurentides, qui avait avancé cette proposition pour le congrès.

Marc-André Bouvette, le nouveau président du Comité national des jeunes du PQ, et Ariane Cayer, la présidente sortante, se sont prononcés contre la proposition. « Les gens sont tannés, les gens ont envie qu’on règle cette question-là une fois pour toutes et là, nous, on a l’odieux d’aller secouer ça encore ? Les gens sont plus capables », a lancé Mme Cayer.

Le PQ suggère des mesures pour améliorer l’intégration des immigrants | Politique québécoise

The PQ appears to be stepping back from identity politics post Quebec mosque killing and proposing some positive and concrete integration measures:

Dans la foulée de l’attentat au Centre culturel islamique de Québec, le 29 janvier, le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, a présenté, lundi, une série de mesures destinées à améliorer l’intégration des immigrants et à combattre le racisme et la discrimination au Québec.

«Au cours de la dernière semaine, il y a eu une prise de conscience nationale extrêmement forte des difficultés d’intégration de plusieurs Québécois d’origines diverses – particulièrement, mais pas exclusivement maghrébine -, une prise de conscience très forte qu’il y avait dans notre société des traces de racisme et de discrimination qu’il convient de faire reculer», a affirmé M. Lisée en conférence de presse à Montréal.

Le plan d’action comporte une vingtaine de mesures touchant l’emploi, le logement, l’éducation et la francisation, notamment.

On y retrouve, entre autres, des propositions pour assurer une meilleure reconnaissance des diplômes et des compétences des immigrants, qui sont aux prises avec des taux de chômage beaucoup plus élevés que la moyenne des Québécois. Ces propositions impliquent le déblocage de goulots persistants que l’on retrouve chez certains ordres professionnels et dans les institutions d’enseignement, par exemple.

Certaines mesures visent aussi à contrer la discrimination à l’embauche, notamment en interdisant l’exigence d’une première expérience de travail canadienne, qui crée un cercle vicieux auquel il est impossible d’échapper lorsqu’un candidat nouvellement arrivé se cherche un premier emploi.

Le PQ propose également d’instaurer des amendes salées dans les cas de discrimination pour l’obtention d’un emploi ou d’un logement, parallèlement à des mesures de soutien financier pour l’incitation à l’embauche d’immigrants et à l’offre de stages.

«Il n’existe aucune amende pour quelqu’un qui est pris en flagrant délit de discrimination à l’embauche. Ça n’a pas de sens», a soutenu le chef péquiste.

De plus, il suggère de donner plus de mordant au programme d’embauche des minorités par l’État québécois en insistant sur les objectifs à atteindre, notamment par le biais de la discrimination positive.

Le PQ, qui a déjà fait part de son intention de mettre au rancart le cours d’éthique et culture religieuse, veut remplacer celui-ci par un cours sur la citoyenneté qui toucherait un ensemble de notions sociales, incluant, entre autres, le fait religieux, l’égalité entre les hommes et les femmes, la démocratie, la sexualité et autres.

«Ce cours doit avoir comme objectif de promouvoir une culture de l’antiracisme et contre la discrimination», a dit M. Lisée.

Le Parti québécois insiste également sur les mesures de francisation et l’intégration d’un plus grand nombre d’immigrants dans les conseils d’administration d’organismes publics et parapublics, parmi les candidats et employés des partis politiques et dans les manifestations culturelles.

Source: Le PQ suggère des mesures pour améliorer l’intégration des immigrants | Pierre Saint-Arnaud | Politique québécoise

Lisée veut «aller plus loin» pour séduire les communautés culturelles

Given that Lisée has been all over the map on identity issues and ethnic groups, hard to see this ‘seduction’ succeeding:

Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, souhaite «aller plus loin qu’avant» pour séduire les communautés culturelles et il croit que sa proposition de ne pas faire de référendum dans un premier mandat risque de l’avantager en ce sens.

Le fait qu’on n’ait pas décidé de tenir de référendum dans le premier mandat est une façon de détendre l’atmosphère», a expliqué M. Lisée, en point de presse, dimanche après-midi, à Montréal.

Le chef du PQ a rencontré les médias pour discuter de son plan d’action qui vise à attirer dans le giron péquiste les Québécois issus de l’immigration, un électorat qui a tendance à voter davantage pour le Parti libéral du Québec (PLQ).

Pour ce faire, il a confié le mandat à sa conseillère spéciale en matière de diversité, Évelyne Abitbol, de tenter de tisser des liens avec ces électeurs. Carole Poirier, la whip en chef du PQ et porte-parole sur l’immigration et les communautés culturelles, s’occupera pour sa part à mobiliser les membres et ses collègues députés sur cette question.

«Pendant la campagne au leadership, Jean-François a réuni une vaste coalition de la diversité. Cette vaste coalition, il faut maintenir ces liens et la rendre active», a soutenu Mme Poirier.

Selon le chef du Parti québécois, le fait de mettre le référendum de côté pendant quatre ans permettra au parti d’accueillir plus de communautés culturelles, qui seront plus réceptives à ses messages.

«Il y a des gens qui sont d’accord avec nous, mais qui ne nous connaissent pas assez (…) Nous, on a décidé de ne pas en tenir (de référendum), alors est-ce qu’on peut ouvrir les portes, les oreilles, les conversations? On pense qu’il va y avoir plus de fluidité», a-t-il expliqué.

M. Lisée estime que certains de ces électeurs ne connaissent pas assez bien de son parti parce qu’ils se font toujours dire par le PLQ qu’un vote pour le PQ équivaut à un vote contre le Canada.

Le chef du PQ ne s’est pas avancé sur ce qui a pu nuire à son parti par le passé auprès des communautés culturelles, mais il dit vouloir profiter du vent de changement amené par la récente course à la direction.

«Cette curiosité et cette présence de beaucoup de membres de la diversité dans ma campagne, dans celle d’Alexandre (Cloutier), de Martine (Ouellet) et de Véronique (Hivon), pour moi, c’est un fait nouveau intéressant. Il faut miser là-dessus», a-t-il souligné.

Interrogé sur la possibilité que le PQ ravive la Charte des valeurs de l’ancien gouvernement Marois sur laquelle il avait été très critiqué, M. Lisée a fait valoir que ses propositions sur laïcité étaient beaucoup plus «pragmatiques» et «ouvertes» que l’ancienne politique prônée par son parti.

«C’est clair que notre message est plus attrayant pour les membres de la diversité qui ont une vision plus laïque sur l’avenir du Québec et ils sont très nombreux», a-t-il soutenu en anglais.

Le Parti québécois affirme qu’il mettra en place une «série d’actions» dans les prochaines semaines, ce qui inclut la création d’un comité pour la diversité dans les instances du parti.

Don Macpherson: Tweeting a revival of identity politics in Quebec

Sigh:

It’s become apparent in the PQ leadership campaign. When the PQ is not in a position to achieve its founding objective of Quebec independence, it usually falls back on its strongest issue, the defence of the identity of French-speaking Quebecers.

In the PQ campaign, Jean-François Lisée moved quickly to lay claim to that issue by proposing policies on identity and official secularism.

The former promotes a one-way “cultural concordance” requiring newcomers to adapt to the French-speaking majority, while the latter would allow public bodies to discriminate in hiring new employees against job-seekers wearing religious symbols such as the Muslim hijab.

When Alexandre Cloutier, believed to be the front-runner in the PQ race, tweeted best wishes to Quebec Muslims at the end of the Ramadan fast, Lisée saw an opportunity to portray Cloutier as soft on secularism and, by extension, identity.

Lisée responded with a tweet of his own, criticizing Cloutier for marking a religious holiday. When Cloutier pointed out that Lisée himself has tweeted Christmas and Easter wishes, the latter replied that those are statutory holidays. But that’s because they were originally religious holidays of the majority.

And Lisée followed up with a blog post linking Cloutier with Prime Minister Justin Trudeau and his “multiculturalism,” both of which are anathema to PQ members.

Halfway through the PQ leadership campaign, which concludes Oct. 7, Lisée appears to have outflanked the other four candidates on identity, and his efforts to establish himself as the “identity candidate” may be paying off.

Lisée is willing to “take on the identity questions,” well-known nationalist historian Éric Bédard, a promoter of the “charter of values,” told La Presse.

And while PQ leadership candidates tweetfight over the identity issue, yet another tweet signals that the Coalition Avenir Québec party is competing for it with the PQ.

Tweeted by a pro-CAQ account, it drew attention to a newspaper report on a campaign-like summer tour of key ridings by Coalition leader François Legault, which began this week.

The theme of the tour is “Debout pour le Québec”—Standing Up for Quebec. Legault said identity will be a major issue in the tour. And he said that when the National Assembly resumes sitting next month, the CAQ will press the governing Liberals to keep their election promise to pass legislation limiting religious accommodations.

This follows Legault’s announcement last November of a new strategy of competing with the PQ for nationalist votes on issues including language and immigration.

“With what’s been happening in recent years in Quebec,” Legault told L’actualité magazine this year, “immigration has become an issue almost as important as language.”

It’s not only in Quebec. The Brexit vote in Great Britain and Donald Trump’s presidential campaign in the United States show the potential power of the immigration issue.

And in Quebec, with two years remaining until the next general election is due, the competition among politicians over identity has time to escalate.

Source: Don Macpherson: Tweeting a revival of identity politics in Quebec | Montreal Gazette