Immigration et religion: Lisée blâme l’inaction de Couillard

Lisée is like a gnat, buzzing around these issues and changing his positions regularly.

A bit rich to blame all Quebec’s integration challenges and issues on Liberal governments, given the role of the PQ in recent years of playing identity politics, one that Lisée has also participated in:

Le gouvernement Couillard est responsable de l’insatisfaction exprimée par plusieurs citoyens quant à l’intégration des immigrants et au port de signes religieux, estime le chef péquiste Jean-François Lisée.

Le chef du Parti québécois a été invité, lundi à Montréal, à commenter les résultats d’un sondage Crop réalisé pour le compte de Radio-Canada.

Ce sondage indique notamment qu’une majorité de gens pensent que le port de vêtements religieux devrait être interdit pour les éducateurs (66%), les personnes en autorité (76%) et les autres employés des services publics (67%).

De même, 57% des Québécois qui ont répondu au sondage jugent que les musulmans sont mal intégrés, soit 38% «plutôt mal» et 19% «très mal». Ils sont 7% à estimer qu’ils sont très bien intégrés et 35%, plutôt bien intégrés.

Interrogé à ce sujet lors d’une conférence de presse à Montréal, après son retour d’un voyage à saveur économique en Europe, M. Lisée a blâmé le gouvernement Couillard et les gouvernements libéraux précédents pour leur inaction en la matière depuis des années.

«Les Québécois sont impatients face à l’incapacité du gouvernement Couillard d’agir sur les signes religieux, sur les accommodements religieux», a conclu M. Lisée.

Il s’est par ailleurs dit heureux de constater que pour bien des questions du sondage, les Québécois ont offert des réponses similaires aux autres Canadiens.

Source: Immigration et religion: Lisée blâme l’inaction de Couillard | Lia Lévesque | Politique québécoise

Les jeunes péquistes refusent de revenir à la charte des valeurs

Encouraging:

Les esprits se sont échauffés au Congrès du comité national des jeunes du Parti québécois (PQ), qui ont rejeté en bloc, dimanche, l’idée d’interdire le port des signes religieux pour tous les employés du secteur public et parapublic pendant leurs heures de travail. Seulement une quinzaine de personnes ont appuyé une mesure qui consistait essentiellement à reprendre les aspects controversés de la charte des valeurs du gouvernement Marois.

« Cette proposition-là, à mon sens, ce n’est pas de la laïcité, c’est, d’une certaine façon, jouer le jeu des racistes. Qui on va attirer au Parti québécois avec cette proposition-là ? » a lancé le délégué Laurent Constantin aux jeunes réunis à Victoriaville. Il a été hué pour avoir utilisé le mot raciste.

« On est Québécois avant tout. C’est de cette façon que nous réussirons à inclure dans la société tous les Québécois de quelque origine qu’ils soient », a exposé Nicolas Turcotte, de l’association des Laurentides, qui avait avancé cette proposition pour le congrès.

Marc-André Bouvette, le nouveau président du Comité national des jeunes du PQ, et Ariane Cayer, la présidente sortante, se sont prononcés contre la proposition. « Les gens sont tannés, les gens ont envie qu’on règle cette question-là une fois pour toutes et là, nous, on a l’odieux d’aller secouer ça encore ? Les gens sont plus capables », a lancé Mme Cayer.

Le PQ suggère des mesures pour améliorer l’intégration des immigrants | Politique québécoise

The PQ appears to be stepping back from identity politics post Quebec mosque killing and proposing some positive and concrete integration measures:

Dans la foulée de l’attentat au Centre culturel islamique de Québec, le 29 janvier, le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, a présenté, lundi, une série de mesures destinées à améliorer l’intégration des immigrants et à combattre le racisme et la discrimination au Québec.

«Au cours de la dernière semaine, il y a eu une prise de conscience nationale extrêmement forte des difficultés d’intégration de plusieurs Québécois d’origines diverses – particulièrement, mais pas exclusivement maghrébine -, une prise de conscience très forte qu’il y avait dans notre société des traces de racisme et de discrimination qu’il convient de faire reculer», a affirmé M. Lisée en conférence de presse à Montréal.

Le plan d’action comporte une vingtaine de mesures touchant l’emploi, le logement, l’éducation et la francisation, notamment.

On y retrouve, entre autres, des propositions pour assurer une meilleure reconnaissance des diplômes et des compétences des immigrants, qui sont aux prises avec des taux de chômage beaucoup plus élevés que la moyenne des Québécois. Ces propositions impliquent le déblocage de goulots persistants que l’on retrouve chez certains ordres professionnels et dans les institutions d’enseignement, par exemple.

Certaines mesures visent aussi à contrer la discrimination à l’embauche, notamment en interdisant l’exigence d’une première expérience de travail canadienne, qui crée un cercle vicieux auquel il est impossible d’échapper lorsqu’un candidat nouvellement arrivé se cherche un premier emploi.

Le PQ propose également d’instaurer des amendes salées dans les cas de discrimination pour l’obtention d’un emploi ou d’un logement, parallèlement à des mesures de soutien financier pour l’incitation à l’embauche d’immigrants et à l’offre de stages.

«Il n’existe aucune amende pour quelqu’un qui est pris en flagrant délit de discrimination à l’embauche. Ça n’a pas de sens», a soutenu le chef péquiste.

De plus, il suggère de donner plus de mordant au programme d’embauche des minorités par l’État québécois en insistant sur les objectifs à atteindre, notamment par le biais de la discrimination positive.

Le PQ, qui a déjà fait part de son intention de mettre au rancart le cours d’éthique et culture religieuse, veut remplacer celui-ci par un cours sur la citoyenneté qui toucherait un ensemble de notions sociales, incluant, entre autres, le fait religieux, l’égalité entre les hommes et les femmes, la démocratie, la sexualité et autres.

«Ce cours doit avoir comme objectif de promouvoir une culture de l’antiracisme et contre la discrimination», a dit M. Lisée.

Le Parti québécois insiste également sur les mesures de francisation et l’intégration d’un plus grand nombre d’immigrants dans les conseils d’administration d’organismes publics et parapublics, parmi les candidats et employés des partis politiques et dans les manifestations culturelles.

Source: Le PQ suggère des mesures pour améliorer l’intégration des immigrants | Pierre Saint-Arnaud | Politique québécoise

Lisée veut «aller plus loin» pour séduire les communautés culturelles

Given that Lisée has been all over the map on identity issues and ethnic groups, hard to see this ‘seduction’ succeeding:

Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, souhaite «aller plus loin qu’avant» pour séduire les communautés culturelles et il croit que sa proposition de ne pas faire de référendum dans un premier mandat risque de l’avantager en ce sens.

Le fait qu’on n’ait pas décidé de tenir de référendum dans le premier mandat est une façon de détendre l’atmosphère», a expliqué M. Lisée, en point de presse, dimanche après-midi, à Montréal.

Le chef du PQ a rencontré les médias pour discuter de son plan d’action qui vise à attirer dans le giron péquiste les Québécois issus de l’immigration, un électorat qui a tendance à voter davantage pour le Parti libéral du Québec (PLQ).

Pour ce faire, il a confié le mandat à sa conseillère spéciale en matière de diversité, Évelyne Abitbol, de tenter de tisser des liens avec ces électeurs. Carole Poirier, la whip en chef du PQ et porte-parole sur l’immigration et les communautés culturelles, s’occupera pour sa part à mobiliser les membres et ses collègues députés sur cette question.

«Pendant la campagne au leadership, Jean-François a réuni une vaste coalition de la diversité. Cette vaste coalition, il faut maintenir ces liens et la rendre active», a soutenu Mme Poirier.

Selon le chef du Parti québécois, le fait de mettre le référendum de côté pendant quatre ans permettra au parti d’accueillir plus de communautés culturelles, qui seront plus réceptives à ses messages.

«Il y a des gens qui sont d’accord avec nous, mais qui ne nous connaissent pas assez (…) Nous, on a décidé de ne pas en tenir (de référendum), alors est-ce qu’on peut ouvrir les portes, les oreilles, les conversations? On pense qu’il va y avoir plus de fluidité», a-t-il expliqué.

M. Lisée estime que certains de ces électeurs ne connaissent pas assez bien de son parti parce qu’ils se font toujours dire par le PLQ qu’un vote pour le PQ équivaut à un vote contre le Canada.

Le chef du PQ ne s’est pas avancé sur ce qui a pu nuire à son parti par le passé auprès des communautés culturelles, mais il dit vouloir profiter du vent de changement amené par la récente course à la direction.

«Cette curiosité et cette présence de beaucoup de membres de la diversité dans ma campagne, dans celle d’Alexandre (Cloutier), de Martine (Ouellet) et de Véronique (Hivon), pour moi, c’est un fait nouveau intéressant. Il faut miser là-dessus», a-t-il souligné.

Interrogé sur la possibilité que le PQ ravive la Charte des valeurs de l’ancien gouvernement Marois sur laquelle il avait été très critiqué, M. Lisée a fait valoir que ses propositions sur laïcité étaient beaucoup plus «pragmatiques» et «ouvertes» que l’ancienne politique prônée par son parti.

«C’est clair que notre message est plus attrayant pour les membres de la diversité qui ont une vision plus laïque sur l’avenir du Québec et ils sont très nombreux», a-t-il soutenu en anglais.

Le Parti québécois affirme qu’il mettra en place une «série d’actions» dans les prochaines semaines, ce qui inclut la création d’un comité pour la diversité dans les instances du parti.

Don Macpherson: Tweeting a revival of identity politics in Quebec

Sigh:

It’s become apparent in the PQ leadership campaign. When the PQ is not in a position to achieve its founding objective of Quebec independence, it usually falls back on its strongest issue, the defence of the identity of French-speaking Quebecers.

In the PQ campaign, Jean-François Lisée moved quickly to lay claim to that issue by proposing policies on identity and official secularism.

The former promotes a one-way “cultural concordance” requiring newcomers to adapt to the French-speaking majority, while the latter would allow public bodies to discriminate in hiring new employees against job-seekers wearing religious symbols such as the Muslim hijab.

When Alexandre Cloutier, believed to be the front-runner in the PQ race, tweeted best wishes to Quebec Muslims at the end of the Ramadan fast, Lisée saw an opportunity to portray Cloutier as soft on secularism and, by extension, identity.

Lisée responded with a tweet of his own, criticizing Cloutier for marking a religious holiday. When Cloutier pointed out that Lisée himself has tweeted Christmas and Easter wishes, the latter replied that those are statutory holidays. But that’s because they were originally religious holidays of the majority.

And Lisée followed up with a blog post linking Cloutier with Prime Minister Justin Trudeau and his “multiculturalism,” both of which are anathema to PQ members.

Halfway through the PQ leadership campaign, which concludes Oct. 7, Lisée appears to have outflanked the other four candidates on identity, and his efforts to establish himself as the “identity candidate” may be paying off.

Lisée is willing to “take on the identity questions,” well-known nationalist historian Éric Bédard, a promoter of the “charter of values,” told La Presse.

And while PQ leadership candidates tweetfight over the identity issue, yet another tweet signals that the Coalition Avenir Québec party is competing for it with the PQ.

Tweeted by a pro-CAQ account, it drew attention to a newspaper report on a campaign-like summer tour of key ridings by Coalition leader François Legault, which began this week.

The theme of the tour is “Debout pour le Québec”—Standing Up for Quebec. Legault said identity will be a major issue in the tour. And he said that when the National Assembly resumes sitting next month, the CAQ will press the governing Liberals to keep their election promise to pass legislation limiting religious accommodations.

This follows Legault’s announcement last November of a new strategy of competing with the PQ for nationalist votes on issues including language and immigration.

“With what’s been happening in recent years in Quebec,” Legault told L’actualité magazine this year, “immigration has become an issue almost as important as language.”

It’s not only in Quebec. The Brexit vote in Great Britain and Donald Trump’s presidential campaign in the United States show the potential power of the immigration issue.

And in Quebec, with two years remaining until the next general election is due, the competition among politicians over identity has time to escalate.

Source: Don Macpherson: Tweeting a revival of identity politics in Quebec | Montreal Gazette

Why the PQ isn’t so eager to celebrate the Brexit vote: Martin Patriquin

Worth reading – some uncomfortable truths by Patriquin:

First, there’s history. Britain has long been the subject of fevered nationalist nightmares, and the antagonist in Quebec’s narrative of subjugation and suffering. There are real, live human beings in the province who believe this country remains Britain’s useful idiot in the latter’s war with France, fought nearly 260 years ago. Most Quebec nationalists have dialed back on the lingo since the days of White Niggers of America. But in the nationalist mindset, the idea that Britain might be slave to anything is absurd at best and an insult at worst.

Second, there’s demographics. Several polls foundsupport for the “Yes” side in the 2014 Scottish referendum to be highest among younger age brackets. The ruling Scottish Nationalist Party was favourable to increased immigration, and a sizeable swath of Scotland’s cultural communities supported exiting the U.K.

Scottish nationalism was young, inclusive, and above all relevant to every facet of society. For the PQ, this example was worth celebrating because it was what the Parti Québecois used to be, and what it could aspire to.

The Leave campaign was a reflection of what the Parti Québécois has become. As the Financial Times (amongothers) demonstrated, the biggest support for the Leave campaign came from older, less-educated rural voters. In the 2014 election, the PQ attempted to target this very demographic in Quebec with its so-called “Quebec values charter,” which aimed to strip religious symbols from the heads, necks and lapels of anyone receiving a government paycheque.

The PQ suffered the worst electoral drubbing in its history, and has spent much of the last two years trying to forget the failed experiment. Endorsing the successful Leave campaign would only remind people of nationalism’s darker impulses.

Lastly, there is the gong show that is post-Brexit U.K. The PQ has long suggested, as the Leave campaign did repeatedly throughout the campaign, that separation would be a painless affair. It hasn’t been. Britain’s credit rating has been downgraded, its economy sent into a tailspin; billions of dollars of capital have been wiped out.

Even if this is a temporary hiccup, there remains the social factor. During the campaign, a man shot Labour MP Jo Cox dead on the street while yelling “Britain First.” Reports of hate crimes increased by 57 per cent in the 36 hours following the Brexit vote, according to Britain’s National Police Chiefs’ Council. And while this too may be another of Britain’s temporary miseries, history suggests racial scapegoating only increases in times of economic strife.

No wonder the PQ has kept mostly quiet. Britain’s Leave campaign is a win it doesn’t need.

Source: Why the PQ isn’t so eager to celebrate the Brexit vote

Marine Le Pen: l’accueil de 25 000 réfugiés syriens est «une folie»

Marine Le Pen’s visit to Quebec and reactions:

L’accueil de 25 000 réfugiés syriens par le gouvernement Trudeau est une « folie ». La classe politique d’ici subit une forme de « terrorisme intellectuel ». Les Québécois ne sont pas assez combatifs quand vient le temps de défendre leur langue. En visite au Québec, la présidente du Front national (FN), ce parti d’extrême droite de France, en a long à dire sur la politique canadienne et québécoise.

Marine Le Pen estime que son parti a des affinités avec le Parti québécois. Elle appuyait le projet de charte des valeurs, qui a soulevé une telle controverse. Elle croit que Pierre Karl Péladeau donnera un « nouveau souffle à la souveraineté ». La Presse l’a rencontrée.

Sa visite au Québec était à peine annoncée que tous les partis politiques provinciaux et fédéraux sont sortis sur la place publique pour déclarer qu’ils ne rencontreraient pas Marine Le Pen et qu’ils ne voulaient rien avoir à faire avec elle. À croire que la chef du FN est radioactive. Que pense-t-elle de ce traitement ?

« La classe politique québécoise semble vivre dans une forme de crainte. Et je trouve que quand il y a de la crainte dans une démocratie, c’est que la démocratie va mal. » Mme Le Pen, qui trouve la réaction des politiciens « puérile », affirme que des gens du milieu politique ont sollicité des rencontres avec elle, mais qu’ils ont eu « peur de le faire » ou qu’ils l’ont contactée « pour dire qu’ils [avaient] subi beaucoup de pression ». Elle refuse de divulguer leur nom ou leur allégeance.

« Il y a une forme de terrorisme intellectuel qui est très dommageable. Parce qu’une démocratie mature n’a pas peur du débat d’idées. Ça en dit long sur le poids du politiquement correct et de la pensée unique. Cela dit, ce n’est pas très grave. Je ne suis pas là pour faire la tournée des popotes politiques. Même s’il y a toujours intérêt, quand on est un responsable politique, à pouvoir échanger avec des gens qui peuvent sur certains sujets partager vos préoccupations. »

Source: Marine Le Pen: l’accueil de 25 000 réfugiés syriens est «une folie» | Gabrielle Duchaine | Politique

And:

Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a tenu à dissocier sa formation politique d’une rencontre qui aurait eu lieu entre des militants du PQ et la dirigeante du Front national, Marine Le Pen, en visite au Québec.

M. Péladeau a dit, samedi, sur sa page Facebook, avoir été «choqué» en apprenant que des personnes, «s’affichant comme des “jeunes du Parti québécois”», avaient rencontré Mme Le Pen.

«Au nom du Parti québécois, je tiens à dissocier formellement notre formation politique et ses instances de toute activité ou rencontre, issue d’initiative personnelle, avec des représentants de ce parti dont l’histoire, la doctrine et les propositions sont aux antipodes des valeurs du Parti québécois», a-t-il écrit.

Sébastien Chenu, conseiller régional de Picardie-Nord-Pas-de-Calais et se présentant comme délégué national du Rassemblement Bleu Marine – un mouvement rattaché au FN -, avait publié une photo de Mme Le Pen avec quatre hommes, écrivant: «MLP rencontre les jeunes militants du Parti québécois! Échange passionnant!!»

La dirigeante du Front national, parti français d’extrême droite, débarquait à Montréal vendredi. Mme Le Pen annonçait sur son site officiel un voyage en Amérique du Nord débutant ce week-end.

La politicienne ne met aucune rencontre officielle à son agenda.

À Ottawa, au Parti conservateur, on affirmait, vendredi, ne rien savoir de la visite de la dame et on ne prévoyait pas de rencontres entre elle et des élus conservateurs. Même commentaire chez les néo-démocrates, les bloquistes et au gouvernement de Justin Trudeau. À Québec non plus, personne ne se préparait à l’accueillir.

Le député du parti de gauche Québec solidaire Amir Khadir a dit à Radio-Canada être prêt à rencontrer la présidente du Front National, en dernier recours, «par humanisme». Il disait vouloir démontrer à Mme Le Pen «que le Québec n’est pas un terrain xénophobe».

La présidente du Front National a rétorqué, également en entrevue à la télévision publique, qu’elle avait à faire à «plein d’Amir Khadir» en France, des gens qui estiment «que lutter contre l’immigration est faire preuve de xénophobie».

Des péquistes rencontrent Marine Le Pen, Péladeau s’en dissocie

Le PQ doit se rapprocher des non-francophones, dit Péladeau

Recognition is there, and positive reference to Syrian refugees is a start, but it will take time given the legacy of the Quebec Values Charter and other positions:

Le Parti québécois doit se rapprocher des anglophones et des communautés culturelles, a reconnu son chef Pierre Karl Péladeau, samedi.

« On n’a peut-être pas mis suffisamment l’accent sur le fait que l’indépendance, c’est bon pour l’ensemble des citoyens, pour toutes les communautés », a indiqué M. Péladeau à son arrivée au Conseil national du PQ.

Le chef péquiste s’est engagé à « multiplier les rendez-vous » avec les Québécois non francophones.

« Il faut renouer l’échange et le dialogue avec les communautés », a-t-il indiqué.

Dans un discours devant 350 délégués à Sherbrooke, il a présenté les réfugiés syriens qui arriveront au Québec dans les prochaines semaines comme « nos nouveaux compatriotes ». Il a dit souhaiter qu’ils soient « reçus dans les meilleures conditions et accompagnés des meilleures ressources » pour réussir leur arrivée.

La fin de semaine dernière, le premier ministre Philippe Couillard a affirmé que le Parti québécois et la Coalition avenir Québec traînent un « lourd passif » sur la question des nouveaux arrivants. Il a cité en exemple la Charte des valeurs qui a été vivement contestée dans les communautés culturelles.

« Notre défi, c’est de combattre les préjugés négatifs dont on nous a affublés », estime le député Maka Kotto.

« On avait peut-être ralenti (les efforts de rapprochement) avec les événements post-référendum, a convenu la députée Carole Poirier. Et là, on repart cette machine pour aller vendre notre projet de pays. »

Les lieutenants de M. Péladeau n’ont toutefois pas fourni davantage de précisions sur les prises de position qu’ils comptent adopter pour se rapprocher des anglophones et des allophones. Et aucun n’a remis en question la controversée Charte des valeurs défendue par le gouvernement Marois.

« De dire aujourd’hui que la laïcité n’est plus à l’ordre du jour, c’est ne pas lire l’actualité internationale, a noté le député Jean-François Lisée. On a un groupe islamofasciste qui propose un État religieux dictatorial. Notre réponse, c’est un État laïc, ouvert à tous, ouvert à toutes les religions, ouvert à toutes les croyances, ouvert à toutes les origines, mais dont le point de ralliement n’est pas la religion. »

Le rapprochement annoncé avec les communautés culturelles coïncide avec la publication d’un sondage Léger Marketing réalisé pour le compte du Devoir et du Journal de Montréal, qui place le PQ largement en tête des intentions de vote chez les francophones (38%). En revanche, le parti indépendantiste ne recueille que 10% des appuis chez les non-francophones.

Résultat : le Parti libéral reste en tête des intentions de vote au Québec avec 35% des appuis, contre 32% pour le Parti québécois et 20% pour la Coalition avenir Québec.

And this needs to be seen in overall context of how Quebec immigrants and visible minorities view and identify more with Canada than Quebec (Seeing the Same Canada? Visible Minorities’ Views of the Federation).

Source: Le PQ doit se rapprocher des non-francophones, dit Péladeau | Martin Croteau | Politique québécoise

Bernard Drainville se retire de la course

The coronation continues:

« J’y allais pour gagner. Ceux qui me connaissent savent que je joue pour gagner. Toujours. J’ai tout donné, comme mon équipe, mais il faut se rendre à l’évidence: dans les dernières semaines, le vote s’est cristallisé et Pierre-Karl a rassemblé une nette majorité derrière lui », a déclaré M. Drainville lors d’une conférence de presse mercredi après-midi. « Continuer la course en sachant cela n’aurait pas eu de sens. Pour continuer, y’aurait fallu mener une campagne très dure, trop dure. Il ne faut pas être trop égoïste là-dedans. Il faut penser à l’équipe, à notre parti et à la cause qu’on porte », a-t-il ajouté.

À ce moment-ci, cinq des sept députés ayant donné leur appui à sa candidature gagneront aussi le camp de M. Péladeau. Il s’agit de Sylvain Gaudreault (Jonquière), Alain Therrien (Sanguinet), Mathieu Traversy (Terrebonne), Sylvain Roy (Bonaventure) et Guy Leclair (Beauharnois) font partie du lot. Les députes d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, et de Berthier, André Villeneuve, poursuivaient quant à eux leur réflexion mercredi après-midi.

La décision de Bernard Drainville suscite l’étonnement dans les rangs du PQ. L’élu de Marie-Victorin avait recommandé jeudi dernier aux militants péquistes de ne pas céder « à la tentation de s’accrocher à un sauveur », qui pourrait n’être qu’« un mirage », mais plutôt de choisir un chef capable de faire gagner le PQ « au jour un ». M. Drainville a ouvert trois jours plus tard (dimanche) un local de campagne dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. Pourtant, il songeait déjà à abandonner la course à la chefferie. Ses députés alliés ont été associés à sa réflexion lundi et mardi.

« J’ai rapidement réuni mon équipe et nous avons convenu que notre tâche pour la suite était de continuer à porter nos idées, tout en amorçant dès maintenant le rassemblement. J’ai rencontré Pierre-Karl et nous avons eu des discussions très franches et amicales pour éclaircir certaines questions et préparer la suite. Je dois dire que ça a porté ses fruits », a soutenu M. Drainville, accompagné de sa garde rapprochée.

Bernard Drainville se retire de la course | Le Devoir.

For the Parti Québécois, bad habit dies hard

Martin Patriquin on the PQ internal politics regarding the resurrection of the Values Charter and related positioning:

The introduction of Drainville’s charter proposal in the fall of 2014 unleashed one of the more divisive chapters in recent Quebec political history. In one example, Quebec actress and pro-charter spokesperson Janette Bertrand said the province needed such a thing because Muslim doctors allowed women to “die faster.” It was all for naught for the PQ, pollster Claire Durand notes. “The charter was never strong enough to drive votes to the PQ. What drives votes in the Gaspé is the price of lobster, not whether a woman wears a hijab at the licence bureau.”

The charter’s lack of electoral oomph suggests the PQ’s return to identity politics is something bigger than crass politicking; perhaps the party has truly realized the limitations of its appeal to immigrants and non-francophones. At any rate, Drainville’s foray has the support of several sovereignist tenors, including Gilles Duceppe. The former Bloc Québécois leader criticized Drainville’s original charter during the last election campaign. He has since changed his mind.

“I think we need a charter,” Duceppe says. And because the Liberal government relies on the votes of religious minorities, Duceppe says only the PQ is poised to pursue the goal of state secularism. “Already, the ethnic vote isn’t very strong with the PQ. They come here from troubled countries, and they don’t want further problems,” he says. “They didn’t come to Canada for the weather.”

For the Parti Québécois, bad habit dies hard – Macleans.ca.