Quebec reopens its identity can of worms – Gagnon

Appropriately cutting commentary by Lysiane Gagnon:

What’s the link between an Islamist terrorist and a daycare worker who wears the hijab? Any sensible person would find the question utterly silly, but not Quebec’s radical secularists – and they’re at it again.

Here they are, shamelessly exploiting the terrorist attacks in Paris that left 12 dead three weeks ago, calling for a ban on religious symbols – as if such a ban was some sort of guarantee against potential terrorist attacks. (If it were, France wouldn’t have been targeted so often by home-grown terrorists, since it has the most stringent secular policies by far in the Western world.)

The blood of the Paris victims wasn’t even dry when Quebec’s radical secularists, led by the Parti Québécois opposition, began campaigning for some sort of revival of the secular charter that died when former premier Pauline Marois’s government was defeated after months of divisive and emotional debate.

The PQ, knowing full well that Premier Philippe Couillard is uncomfortable with identity politics, is pushing the government to pass legislation his Liberals promised, unwisely, before the election. The legislation, a much milder version of the PQ charter, would forbid public-sector employees to cover their faces (a non-existent problem) and set rules for “reasonable accommodations” between institutions and religious customers or employees (a problem that’s already been solved by local administrations).

Quebec reopens its identity can of worms – The Globe and Mail.

And Don Macpherson of the Gazette, on some of the internal PQ politics following Jean-François Lisée’s decision to pull out of the leadership race:

On sovereignty, Lisée said, the PQ had to “look the situation in the face.” It had to win the support of young people, who have “turned their backs on us,” and minorities, which “do not recognize themselves in us.” It had to accept the possibility that even with hard work, it might not win a mandate in the 2018 general election to hold a referendum.

The party had to “re-examine the contours of our project,” with a referendum process negotiated with the rest of Canada and “real independence,” with a Quebec currency as well as a Quebec citizenship. It had to end its “ambiguity on its identity” and show clearly that it is left-of-centre, environmentalist and humanist. It could no longer be against climate change and for developing shale oil.

And while the PQ continued to fight against the decline of French and for secularism, it had to have “a more open attitude” toward the English-speaking community and “a more active one” on the integration of immigrants.

But, Lisée said, there was no point in his going on; the election in May had already been decided, and Pierre Karl Péladeau had won. Lisée spoke with resignation and a trace of bitterness about the PQ wanting to “live its Pierre Karl Péladeau moment right to the end.” It was as if the PQ was infatuated with his rival for its affections, a passion against which Lisée was helpless and hopeless.

Don Macpherson: The PQ is determined to have its PK Peladeau moment

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Débat sur la laïcité: Charles Taylor redoute de nouvelles divisions sociales

As always, sensible commentary by Charles Taylor:

«Puisqu’il y a des gens qui veulent surfer là-dessus pour faire avancer leur projet de laïcité, là, c’est dangereux parce que se sont deux questions complètement différentes. Si on commence le débat en pointant du doigt une partie de la population comme étant des terroristes en puissance, on ne pourra jamais régler ce problème, le problème de diversité», a déclaré M. Taylor.

Selon le professeur émérite, laïcité et lutte au terrorisme sont deux choses différentes et tracer un lien entre les deux thèmes risque de mener le Québec tout droit vers de nouveaux déchirements.

«Ce serait une erreur monumentale de mélanger les questions de terrorisme et les questions du vivre-ensemble dans la diversité dans une société comme la nôtre. Du moment où on fait un amalgame comme ça, on est tout droit sur le chemin de la division sociale. Si les gens croient que le moment est propice à cause des événements de Paris, ils ont grandement tort», a-t-il dit.

Sans détour, M. Taylor a exprimé sa méfiance envers le député péquiste et candidat à la direction du Parti québécois Bernard Drainville, revenu à la charge il y a une semaine avec une nouvelle mouture – moins restrictive – de son projet de charte des valeurs.

Le philosophe estime que le député de Marie-Victorin est «un mauvais porteur de ballon» dans ce dossier à cause de son passé marqué par la confusion entre la diversité religieuse et l’intégrisme.

Durant le débat sur la première version de la charte en 2013-2014, M. Drainville, alors ministre responsable, «a constamment fait l’amalgame», a soutenu M. Taylor.

«Il entretenait un contexte flou d’intégrisme religieux qui voulait dire à la fois se pencher sur la violence et interdire les signes ostentatoires. Quelqu’un qui croit que les gens qui portent des signes ostentatoires sont des terroristes en puissance ignore tout de la vie religieuse très diverse de notre pays, de notre société. Il agite des slogans très dangereux», a-t-il soulevé.

Le professeur est d’avis que les Français ont fait preuve de plus de sagesse à la suite de l’attentat perpétré contre l’hebdomadaire satirique en rejetant les amalgames et en prenant soin de ne pas montrer du doigt leurs concitoyens de confession musulmane.

Bien au contraire, «ils se sont tous dits: on est tous ensemble, toutes les religions, ne faisons pas d’amalgame, ne blâmons pas les musulmans pour ce qui s’est passé», a-t-il relaté.

Débat sur la laïcité: Charles Taylor redoute de nouvelles divisions sociales | Martin Ouellet | National.

Laïcité: un éventuel projet de loi d’ici juin

More on the debate over the Liberal government’s plans for a charter, and Premier Couillard’s cautious approach:

Le premier ministre a également balayé d’un revers de main les critiques du Parti québécois (PQ) et de la Coalition avenir Québec, qui l’accusent d’avoir profité des attentats de Saint-Jean-sur-Richelieu ainsi que ceux survenus en France pour repousser le débat entourant la neutralité de l’État.

«Il faut s’avoir s’ajuster aux circonstances, a répliqué M. Couillard. Les événements (…) montrent clairement que les esprits sont tournés vers cette question et que l’on peut facilement glisser vers la stigmatisation.»

Le premier ministre ne croit pas avoir créé des attentes trop élevées en affirmant, en campagne électorale, vouloir agir «rapidement» dans les dossiers de la neutralité de l’État et de la lutte contre l’intégrisme.

«On ne va pas présenter un projet inconstitutionnel comme au PQ, a affirmé M. Couillard. Ils (les péquistes) ont agi de manière imprudente et négative pour la société en proposant dans le passé des politiques sur la discrimination à l’emploi.»

Laïcité: un éventuel projet de loi d’ici juin | Julien Arsenault | Politique québécoise.

And the likely next leader of the PQ, Pierre Karl Péladeau, reverts back to Bouchard-Taylor’s approach, laïcisme ouvert, along with the latest poll:

Dans son rapport de 2008, les commissaires préconisaient l’interdiction du port de signes religieux ostensibles chez les juges, les procureurs de la Couronne, les policiers et les gardiens de prison. «Tout le détail je ne peux pas vous dire, mais tout ce qui est en autorité, c’est quelque chose d’important», a dit le magnat des médias à l’entrée du caucus présessionnel de son parti à Saint-Jean-sur-Richelieu.  Il pense qu’«une pièce législative» sur la question des valeurs et l’égalité entre les hommes et les femmes doit être adoptée par le gouvernement.

…Un sondage SOM-Cogeco Nouvelles publié ce matin indique que 68% des Québécois – après répartition – seraient en faveur de la création d’une charte de la laïcité. Les résultats montrent aussi que 16% des Québécois affirment que leur perception des immigrants et des musulmans a changé négativement depuis les évènements de Paris.

Péladeau en faveur des recommandations de Bouchard-Taylor

But Le Devoir, indicates it is actually Bouchard-Taylor plus, given that Péladeau also supports banning religious symbols and headgear on teachers:

Puis, à la question «Le port de signes religieux par les enseignants?», le député de Saint-Jérôme a répondu du tac au tac: «Moi, j’ai une opinion là-dessus. Je pense que ça ne devrait pas avoir lieu. Mais, encore là, ça va être une question qui va être débattue.»

PKP opte pour la neutralité

La Loi sur la laïcité encore au programme de Couillard | Le Devoir

Couillard maintaining the focus on fundamentalism, not the headgear of public servants:

« On va légiférer. Mais, encore une fois, c’est faire un amalgame qui m’apparaît non seulement risqué, mais inapproprié. Clairement, la relation entre le code vestimentaire et les événements terroristes a été montrée en France comme étant inexistante. On confond deux enjeux », a-t-il d’abord lancé.

« C’est ce genre d’amalgame qu’il faut absolument éviter. Comme on l’avait dit à l’époque, on se trompe de cible. La cible, c’est le fanatisme, c’est le terrorisme, c’est la radicalisation », a-t-il ajouté.

Il a tout de même insisté sur l’importance d’exprimer clairement la neutralité de l’État au Québec. « Ce qui est important, c’est d’assurer la neutralité des institutions de l’État. On a dit qu’on le ferait et on le fera. Également, d’adopter des mesures, par exemple, qui vont, sur le plan du Code civil entre autres, lutter contre l’intégrisme ou les manifestations de l’intégrisme au Québec », a dit M. Couillard.

La Loi sur la laïcité encore au programme de Couillard | Le Devoir.

The Interview: Philippe Couillard on Quebec’s future – And the Values Charter

Paul Wells ask Quebec Premier Couillard on the values charter:

Q: People have the impression that with the PQ’s election loss, the charter of values is a dead letter. But don’t you have your own plan to bring in something comparable?

A: A big mistake in politics is to think that because an issue appears to have been settled, it doesn’t exist anymore. You just sweep it under the rug and pretend it doesn’t exist. Not only in Canada but in other countries where we have to rely on immigration for our growth, the question of coexistence of values in communities is important. It has to be dealt with.

The difference between our approach and the PQ’s is: our approach is not discriminatory. What we could not tolerate in their approach was job discrimination being introduced, and defining “neutrality” as forbidding any religious signs, which frankly is something we find totally unacceptable.

But we always said that certain principles have to be clarified. One is the question of the face. I think this is a line in the sand for many Quebecers and Canadians: That if you’re going to give services or receive services, your face should be uncovered. That’s about all we’re going to do, and frankly all that needs to be done.

The mistake of the PQ, and I think it was by design, was to go too far. Using this as a wedge issue, trying to revive a very ethnic brand of nationalism in Quebec. At the end of the day, it’s great news for Quebec that it didn’t work in their favour.

The Interview: Philippe Couillard on Quebecs future – Macleans.ca.

The charter may be gone, but Quebecs identify crisis remains – Patriquin

Foreshadowing the fall debates? Managing this will be challenging. What will be interesting to see is whether the PQ tries again to use this as a wedge issue (despite limited traction during the election) or try to build back the more inclusive PQ of the past):

Having returned to power, the Liberals will soon unveil new legislation regarding the wearing of religious garb in the public sector. As with all issues relating to identity, the party will do so begrudgingly, if only to stave off another “reasonable accommodations” debacle it can only lose, and to starve the opposition PQ of a potent talking point. In all likelihood, that legislation will be some version of Bill 94.

And that could well be a problem.Any legislation of this nature stands a good chance of provoking another divisive spleen-venting within Quebec society—if not a court challenge. Flashpoints are easy to come by. Among them were the frosted windows at a Montreal YMCA. In 2007, the community centre agreed to partially cover their street-level windows, so that little Jewish boys would be spared the sight of naked, sweaty flesh.

Fanned by the Journal’s tabloidy outrage, this agreement made between a group of citizens and a private enterprise was quickly and wrongly spun into a cautionary tale of “immigrants” the Hasidim have actually been here for over half a century asking too much of the state. Then there was the outrage over the cabane à sucre that dared offer its Muslim clients a prayer space and pork-free baked beans.

A reaction to this faux-debate, Bill 94 was cursed with some decidedly flighty language. The bit about having one’s face uncovered while giving or receiving a government service wasn’t actually a rule but a “practice.” It made no mention of what would happen if someone deviated from this practice by, say, wearing a niqab to school. Further, any requested exemption from the “practice” would be denied if it meant compromising “security, communication or identification”—a broad stroke far too open to interpretation.

“Bill 94, sensibly interpreted, did not lead to a general prohibition against having a covered face,” McGill constitutional law professor Robert Leckey points out. “What I worry about, though, is that even adopting such legislation, passing into law the ‘practice’ of showing the face, might lead some officials to think that they should refuse accommodations as a matter of course.”

Finally, there’s the matter of the media, the Journal in particular, which will probably frame Liberal legislation as “Bill 60 lite,” as Leckey says. It’s an uncomfortable truth: wretched as it may have been, the Charter was popular in Quebec—particularly amongst the vote-rich Baby Boomer generation. The Liberals know this. In trying to appease Quebecers’ insecurity, one can only hope even pray the government doesn’t stoke their irrational fears once again.

The charter may be gone, but Quebecs identify crisis remains – Macleans.ca.

Laïcité : les libéraux en mission réparation | Related Commentary

A reminder of some of the challenges Minister Weil and the Couillard government will face as they develop their Charte de laïcité, but also some indication they that intend to use the previous Bill 94 of 2010 under the Charest government as the basis:

Au lieu d’une interdiction du port de signes religieux, le rapport Ouimet [an earlier parliamentary committee study on fundamentalism] propose une approche basée sur les demandes d’accommodement, avec des balises permettant de déterminer ce qui est raisonnable ou non.

Conçu comme une réponse du gouvernement Charest au rapport Bouchard-Taylor, le projet de loi 94 n’a jamais été adopté — même si les libéraux étaient majoritaires. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse avait critiqué ses « effets pervers dommageables » pour les musulmanes, à cause des dispositions sur le visage découvert. D’autres avaient au contraire dénoncé le principe de la « laïcité ouverte », jugé trop peu contraignant.

Quatre ans plus tard, il n’est pas dit qu’un projet de loi établissant le principe du visage découvert passerait plus facilement… ni qu’il réussirait le test des chartes. En novembre dernier, Mme Weil avait elle-même reconnu avoir reçu en 2010 des avis juridiques indiquant que l’obligation du visage découvert n’était pas conforme aux chartes.

Jeudi, elle soutenait toutefois que le projet de loi 94 aurait passé la rampe des tribunaux. « C’était une limite raisonnable, pas au nom de la neutralité, mais au nom de la sécurité, de la communication, de l’identification », a-t-elle expliqué.

Laïcité : les libéraux en mission réparation | Le Devoir.

Chris Selley has one of the more sensible commentaries on Premier Couillard’s intent to have a Charte de laicité and related issues to help have a more informed discussion of the issues:

Mr. Couillard’s pre-election pledge to release the legal opinions the PQ solicited on the secularism charter is an excellent start: Polls showed that while Quebecers supported the values charter, they also wanted it to pass constitutional muster. For the PQ, which was counting on it not passing constitutional muster — the better to foment grievance with Ottawa — that discussion was out of bounds. But with a majority government and no political capital invested in the issue, the Liberals can invite a far more intelligent discussion of how far, if anywhere, they need to go to protect secularism.

In the end, that would probably be healthier than walking away, or quickly passing some watered-down, mostly symbolic reaffirmation of Quebec’s secular nature. And it’s a debate I suspect the Rest of Canada would watch intently. In its opinion on the charter, Quebec’s Human Rights Commission warned that privileging gender equality over religious freedom in the dispensation of accommodations “would run counter to the individualized and contextualized approach that should prevail.” But a lot of people don’t like that approach. As we’ve seen in recent educational clashes between religious belief and sexual orientation — in Ontario’s and Alberta’s publicly funded schools, and at British Columbia’s Trinity Western University — many Canadians inside and outside of Quebec think religion holds too much sway in modern society.

There is no reason not to have such discussions, as long as you’re having it for the right motives. And there are few better motives than trying to convince Quebecers that there is nothing in their open, tolerant, diverse and perfectly secular society that necessitates the curtailing of anyone’s rights.

Chris Selley: Quebec’s values debate isn’t over | National Post.

Graeme Hamilton: The one gesture Philippe Couillard used to slam the door on Marois’ Parti Québécois

Not bad messaging:

But it was a subtler gesture by Mr. Couillard that truly slammed the door on Pauline Marois’ 19 months in power. Kathleen Weil, it was announced, would be “Minister of Immigration, Diversity and Inclusion.”

After the division wrought by the PQ’s charter of Quebec values, which sought to ban minorities who wear religious symbols from public-sector employment, the immigration department’s new name was clearly intended to send a message: The days of homogeneity and exclusion are over.

Addressing Ms. Weil in his speech after the 26-member cabinet was sworn in in the National Assembly’s Salon Rouge, Mr. Couillard said immigration is essential to Quebec’s future, and diversity is an asset.

“To welcome is to grow and to open oneself. In Quebec we are going to grow together,” he said.

“You will have the difficult but essential task of helping to heal the wounds of recent months by participating in the construction of an open, inclusive society proudly sharing an identity based on our language and our shared values.”

We will see how this is captured in the proposed Charte de laicité.

Graeme Hamilton: The one gesture Philippe Couillard used to slam the door on Marois’ Parti Québécois | National Post.

Martin Patriquin in Maclean’s makes the same point:

Kathleen Weil will be minister of “immigration, diversity and inclusion.” The name itself is an apparent middle finger to the former PQ government, which pushed a so-called Quebec values charter that sought to remove religious accoutrements from the heads and bodies of Quebec’s public-sector employees. Weil, an early Couillard supporter, and newly ensconced justice minister Stephanie Vallée will likely work together to bring about legislation on the “reasonable accommodations” file—and deflate a major PQ electoral cudgel in the process.

A government of low expectations for Philippe Couillard

La Presse‘s take:

Lors d’un point de presse, jeudi matin, en marge du premier caucus depuis la prestation de serment des libéraux, elle a dit juger que le gouvernement, dans une démarche d’inclusion, devra déployer des «gestes concrets» pour se rapprocher de ces communautés qui auraient été victimes «d’intimidation» en raison de la charte péquiste.

«Il y a des blessures», selon elle.

Le titre de Mme Weil, qui exerçait la même fonction dans le gouvernement Charest, a été modifié pour devenir «ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion».

Elle dit souhaiter que la société québécoise «s’ouvre» davantage aux nouveaux arrivants. «L’inclusion, ça va au-delà» de l’intégration, qu’elle décrit comme une «dimension nouvelle».

«Il faut revisiter toutes ces questions», selon Mme Weil, qui juge le moment venu de «rebâtir des ponts», loin du message «d’exclusion» prôné par le gouvernement précédent.

Laïcité: Québec juge nécessaire de rebâtir les ponts

My Take: Couillard Pitches Charter Lite

My speculation on what will and will not be included in Premier Couillard’s proposed Charte de laicité:

Will the new premier be able to develop an approach that responds to the concerns of many Quebeckers, while respecting the fundamental rights of each Quebecker, regardless of their religion? Former PQ Premier Pauline Marois, ironically, paved the way by showing the limits to identity-based politics in Quebec.

By moving early in his mandate, while the PQ is occupied in its post-election reflections, and the CAQ is trying to position itself as the main opposition party, Couillard has a unique opportunity to help Quebec to move past the divisive debate over the previous Charter.

Couillard Pitches Charter Lite – New Canadian Media – NCM

The Globe, on the other hand, takes a similar position to Haroon Siddiqui of the Star (Philippe Couillard is in a secular charter mess of his own). Globe’s editorial board wants Couillard to drop his idea of a Quebec Charte de laicité. Never sure how helpful or relevant such editorials are when, as one of the first commitments of a newly-elected Premier, Couillard will press ahead. Likely more productive to note one’s opposition but recognize the reality, and focus more on the form and content:

Mr. Couillard should leave it there. If he truly feels that the combined force of the Canadian Charter of Rights and Freedoms, the Quebec Bill of Human Rights and Freedoms, the courts and the ongoing maturation of modern Quebec society are not enough to manage the reasonable accommodation of minority religious rights in Quebec, then perhaps his government can make itself feel better (and keep the PQ quiet) by adopting an anodyne motion restating that Quebec’s government is secular and that men and woman are equals. But the smarter play is to just wait. After six months go by, and then another six, and then a few years, and Quebeckers realize the supposedly imminent threats that the Charter of Values was purported to be a bulwark against never existed in the first place, they will lose interest in the subject and develop even more of a distaste for politicians who play the identity card.

Couillard should bury the Charter of Values – The Globe and Mail.

Le ministre Kenney appuie le projet de charte de Couillard | Charte de la laïcité

Federal reactions to Premier-elect Couillard’s proposed Chartre de laicité. Minister Kenney focussing on the proposed ban on receiving government services for women wearing the niqab/burqa, other federal leaders expressing general confidence that a reasonable approach will be taken without commenting on the specifics:

«J’ai toujours dit que ce serait inadmissible pour un fonctionnaire fédéral de traiter un client, un citoyen à visage couvert», a déclaré le ministre fédéral du Multiculturalisme.

M. Kenney dit n’avoir jamais entendu parler d’un tel cas au fédéral, mais qu’on lui avait rapporté que des personnes avaient prêté serment de citoyenneté canadienne le visage caché. Il affirme avoir ensuite publié une règle pour interdire cette pratique.

Le ministre de Stephen Harper avait dans le passé été cinglant envers le projet de charte des valeurs québécoises du gouvernement péquiste. Il avait même dit que le fédéral irait devant les tribunaux pour protéger les droits des minorités religieuses si la charte ne respectait pas les droits et libertés des citoyens.

Quant à savoir pourquoi l’interdiction du voile le choquait et non pas celle d’interdire le visage couvert, il a expliqué que l’usage pour les femmes musulmanes de cacher leur visage n’est pas une pratique religieuse, mais bien une «coutume culturelle».

Minister Kenney’s position evolved over time; initially, he appeared to give more weight to religious freedom when the niqab issue was first raised in the 2007-08 Quebec debates on reasonable accommodation (I cover this in chapter 5 of my book, Policy Arrogance or Innocent Bias: Resetting Citizenship and Multiculturalism).

Le ministre Kenney appuie le projet de charte de Couillard | Stéphanie Marin | Charte de la laïcité.

Within the PQ, the start of some reflection regarding the Charter, and it will be interesting to see how they position themselves with respect to the upcoming Liberal version, and whether they use that to turn the page on what was a cynical and divisive election strategy:

Le problème qu’a posé la Charte des valeurs en campagne électorale est abordé de front dans un texte rendu public hier par Jean-François Lisée sur son blogue. Hier, le ministre sortant refusait de préciser sa pensée en entrevue; le texte suffit, a-t-il expliqué. Dans son texte, Lisée relève que les stratèges péquistes auraient pu centrer davantage la campagne sur les questions identitaires comme la Charte et la langue. Le projet de charte aurait été mieux accueilli avec un bouquet de mesures favorables à l’immigration. Surtout, la proposition aurait nécessité «un ensemble cohérent et plus attractif».

Accessoirement, comme l’ex-ministre Joseph Facal, Lisée estime aussi qu’il aurait fallu encadrer étroitement la sortie de Janette Bertrand en fin de campagne. Mme Marois, qui a louvoyé et dit que des femmes congédiées pour leur voile obtiendraient de l’aide du gouvernement pour se recaser dans le secteur privé, n’a pas aidé. «Une meilleure gestion, en amont, de la question des congédiements n’aurait certes pas nui non plus», observe Lisée.

Dans l’analyse la plus fine jusqu’ici des causes de la déroute péquiste de lundi, Lisée explique que les stratèges de la campagne péquiste, dont il ne faisait pas partie, prend-il soin de préciser, étaient convaincus que l’entrée en scène de Pierre Karl Péladeau allait attirer des sympathisants caquistes au PQ. Une «présomption raisonnable», observe Lisée.

Les langues se délient au PQ