Montréalais soupçonné de terrorisme: «Ils ont tout fait pour me radicaliser» 

Interesting testimony by one radicalized Québécois, and the contribution that feeling second-class made in his radicalization journey:

Les parents de Wassim, des immigrants algériens, ne sont pas particulièrement religieux, dit-il. Lui s’est tourné vers la religion vers l’âge de 18 ans, notamment parce qu’il dit ne pas avoir trouvé sa place dans la société québécoise.

« J’ai grandi dans Côte-des-Neiges et après dans Outremont, et les gens étaient toujours en train de m’emmerder. Ils me disaient de retourner dans mon pays. Ils me demandaient si je parlais français. Je suis né à Montréal. Où est-ce qu’ils voulaient que je retourne ? Avec des histoires comme ça, j’ai commencé à détester tout le pays. »

Le jeune homme raconte s’être souvent senti traité comme un citoyen de deuxième classe. « On se sent pas chez nous. T’as pas les mêmes chances. T’es pas traité de la même façon tant que t’es pas comme eux, dit-il. Tu vas voir les Québécois et ils te rejettent. J’ai dit OK, je vais revenir à mes origines. »

« Je le dis sans vouloir insulter, mais les anglophones sont plus gentils avec nous. » Il raconte avoir été marqué, adolescent, par « l’affaire Hérouxville » en 2007, alors que le conseil municipal du village de la Mauricie avait adopté un code de conduite pour les immigrants, et par les accommodements raisonnables. Il a suivi le débat entourant la charte des valeurs à distance, en 2014.

« C’est juste au Québec que ça arrive. Ça confirme ce que je pense. Je ne sais pas si je serais parti si j’avais grandi dans une autre province. »

Se considère-t-il comme un radical ? « Pourquoi est-ce qu’un juif qui va se battre pour son peuple n’est pas vu comme radical ? Ça n’a pas de sens. Selon la définition du gouvernement canadien, oui, je suis radical. Je ne mentirai pas. Mais à mes yeux, je ne suis pas radical. Je ne suis pas extrémiste. Pour moi, être radicalisé, c’est quand t’es tellement obtus dans tes opinions que tu n’acceptes rien d’autre. Je ne suis pas comme ça. »

Il affirme qu’il soutiendrait n’importe quel État où la loi islamique est appliquée, mais qu’il est contre le groupe armé État islamique. « Ils sont hors de l’islam. Ils sont devenus fous. »

Jamais il ne reviendra au Canada, dit-il.

Des membres du groupe soupçonné dans l’affaire de la prise d’otages, aucun n’a été arrêté, mais l’enquête se poursuit.

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About Andrew
Andrew blogs and tweets public policy issues, particularly the relationship between the political and bureaucratic levels, citizenship and multiculturalism. His latest book, Policy Arrogance or Innocent Bias, recounts his experience as a senior public servant in this area.

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